Lundi 10 décembre 2018

Le Metropolitan tisse sa toile

Ouverture du Ratti Textile Center

Par Le Journal des Arts · Le Journal des Arts

Le 1 décembre 1995 - 324 mots

Unique en son genre, un centre informatisé de documentation et de recherche voué au textile va ouvrir ses portes le 14 décembre au Metropolitan Museum of Art. Destiné aux universitaires autant qu’aux créateurs de mode, ce centre d’environ 2 400 m2 comprendra également une petite galerie d’exposition ouverte au public.

NEW YORK - Situé au rez-de-chaussée du Metropolitan Museum of Art, l’Antonio Ratti Textile Center regroupe un centre informatisé d’étude et d’information sur la collection de textiles du musée, un laboratoire de conservation et de restauration, des zones d’entreposage, ainsi qu’une petite galerie d’exposition où seront présentées, pour l’inauguration, six tapisseries rares, sur des thèmes religieux de l’époque du Moyen Âge et du début de la Renaissance.

Le centre sera destiné avant tout aux universitaires, étudiants et stylistes. Outre les archives photographiques numérisées, qui proposent déjà 20 000 clichés, les spécialistes du textile auront également accès à une bibliothèque de recherche, qui comprend 1 200 livres et journaux. Le public pourra, lui, accéder à la collection par l’intermédiaire de terminaux d’ordinateurs. La bibliothèque lui sera ouverte ultérieurement, à des horaires spécifiques.

Créé en partie grâce à "une importante subvention" de la Fondation Antonio Ratti, du nom du fabricant et créateur italien de tissus, le centre a également bénéficié du mécénat de la David H. Koch Charitable Foundation, de la Toyota Motor Corporation et du National Endowment for the Humanities.

La collection de textiles du Met comprend plus de trente-six mille pièces, de 4000 av. J.-C. à nos jours, en provenance de toutes les civilisations du monde. Dix-sept à dix-huit mille pièces relèvent du département des Sculptures et Arts décoratifs européens ; le département d’Art asiatique en possède environ huit mille, récemment augmentés d’achats de remarquables tissus tibétains, tandis que le département du XXe siècle comprend deux séries d’archives particulièrement importantes – celles des Wiener Werkstätte (ateliers viennois) et celles de l’atelier de tissus du Bauhaus –, et continue d’acquérir des travaux de stylistes contemporains.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°20 du 1 décembre 1995, avec le titre suivant : Le Metropolitan tisse sa toile

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