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Le Louvre Abu Dhabi a acquis 27 œuvres en 2020

Par Marion Pedram · lejournaldesarts.fr

Le 25 mars 2021 - 383 mots

ABU DHABI / EMIRATS-ARABES-UNIS

Chagall et Georges de la Tour rejoignent une collection de plus de 700 œuvres pour un musée qui ambitionne d’être universel.

Georges de la Tour, La Fillette au brasier, vers 1646-1648, huile sur toile, 76 x 55 cm. © Lempertz
Georges de la Tour, La Fillette au brasier, vers 1646-1648, huile sur toile, 76 x 55 cm.
© Lempertz

Le Louvre Abu Dhabi a ajouté vingt-sept œuvres à sa collection, acquises en 2020. Parmi elles se trouvent des sculptures de Rodin, des estampes japonaises, mais surtout un chef-d’œuvre de Chagall, Entre chien et loup et deux tableaux de Georges de La Tour dont La Fillette au brasier qui a été cédée au musée pour 4,3 millions d’euros.

Ces nouvelles acquisitions sont complétées par un prêt de 18 œuvres du Centre Pompidou, incluant un tableau de Matisse. Le Louvre Abu Dhabi, qui a pu rouvrir ses portes en juin après 100 jours de fermeture, a en effet inauguré le 17 février dernier une exposition en collaboration avec le Centre Pompidou intitulée « Abstraction et calligraphie »

Inauguré en 2017 dans la capitale des Emirats-Arabes-Unis, le Louvre Abu Dhabi est « le plus grand projet culturel de la France à l’étranger ». Pensé comme un musée « universel », il a pour ambition de rassembler des œuvres de toutes cultures et toutes religions, couvrant chaque période de l’histoire de l’art, depuis la préhistoire jusqu’à nos jours.

Un accord gouvernemental passé en 2007 jette les bases d’une collaboration culturelle de grande ampleur entre les deux pays. Plus d’une dizaine de musées français ont accepté de louer pendant 10 ans des œuvres de leur collection au musée émirati. Les prêts des musées français sont pour beaucoup dans l’attrait culturel du Louvre Abu Dhabi, dont les 2 millions de visiteurs depuis son ouverture en font le musée le plus visité du monde arabe.

L’enjeu pour ce joyau architectural de Jean Nouvel est de parvenir à renforcer sa collection permanente propre pour pouvoir assurer son rayonnement à long terme. Patiemment constituée depuis 2009 par l’émirat, la collection comprend déjà plus de 700 œuvres, d’origines et périodes très diverses : figurines mésopotamiennes, Picasso, Manet, manuscrits perses…

Un chef-d’œuvre pourtant manque à l’appel : le fameux Salvator Mundi, attribué à Léonard de Vinci et adjugé à 408 millions d’euros à un anonyme. Le ministère de la culture des Emirats avait en effet affirmé avoir acquis l’œuvre pour le Louvre Abu Dhabi, mais cette dernière n’a pas refait surface depuis sa vente en 2017. Propriété des Emirats ou du prince saoudien MBS comme l’affirment les rumeurs ?

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