Vendredi 17 septembre 2021

Collection

France : deux Fragonard disparus acquis par l'État pour être exposés

Par LeJournaldesArts.fr (avec AFP) · lejournaldesarts.fr

Le 23 juillet 2021 - 281 mots

PARIS

Deux tableaux longtemps disparus du peintre français Fragonard (1732-1806) ont été acquis par l'État en vue d'être exposés à Montpellier (Sud), a annoncé jeudi le ministère de la Culture.

Jean-Honoré Fragonard, Le Jeu de la palette, huile sur toile, Montpelier, Musée Fabre © Aglileo collection / Aglileo / Aurimages via AFP
Jean-Honoré Fragonard, Le Jeu de la palette, huile sur toile, Montpellier, Musée Fabre.
© Aglileo collection / Aglileo / Aurimages via AFP

Le Jeu de la palette et La Bascule, des œuvres peintes vers 1760 à 1765, étaient « disparues depuis leur vente en 1786 », puis « réapparues en 2017 à l'occasion d'une demande de certificat d'exportation », a rappelé le ministère. Elles avaient été découvertes dans un château en Normandie, à l'occasion d'un inventaire de tableaux et de dessins conservés depuis des générations par une famille qui en ignorait la valeur.

Pour empêcher qu'elles ne quittent la France, le ministère les avait classées « Trésor national », le prélude à un rachat. « L'acquisition de ces œuvres a été rendue possible par des financements provenant du Louvre, d'une aide directe de l'État via le concours du Fonds du patrimoine et d'un apport en mécénat d'entreprise », a expliqué le ministère, sans divulguer le montant de l'acquisition. Une estimation de six millions d'euros était avancée au moment de la découverte.

Les deux tableaux ont pour destination le Musée Fabre de Montpellier, qui expose d'illustres contemporains de Jean-Honoré Fragonard, comme Jacques-Louis David ou François-Xavier Fabre. Né à Grasse dans une famille d'origine italienne, Fragonard est l'un des plus grands peintres français du XVIIIe siècle, avec un trait vif et des compositions audacieuses qui en font un maître du rococo et un précurseur du romantisme.

Ces deux toiles de 75 x 99 cm représentent des personnages jouant au milieu de ruines antiques. On ignorait leur sort après le décès de leur premier propriétaire, Pierre Bergeret de Grandcourt, mécène et ami du peintre.

Cet article a été publié par l'AFP le 22 juillet 2021.

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