Samedi 24 février 2018

Texte de Dominique de Villepin, Zao Wou-Ki

Dominique de Villepin raconte son ami, Zao Wou-Ki

Par Jean-Christophe Castelain · L'ŒIL

Le 24 février 2010

MONOGRAPHIE - Avouons-le d’emblée. C’est plus la personnalité du préfacier que l’originalité de l’ouvrage qui retient l’attention. Ce dernier est essentiellement un catalogue rétrospectif et chronologique avec de belles illustrations qui rendent bien compte de la peinture singulière et lyrique du Franco-Chinois.

Lyrisme, on craignait justement que Dominique de Villepin, le préfacier, ne se laisse emporter dans une fougue verbale ample et creuse. Il y a bien quelques figures de style imposées du genre : il faut chercher Zao Wou-Ki « dans ce lieu informe de la Création du monde », mais dans l’ensemble l’ex-Premier ministre témoigne d’un œil, d’une culture picturale et d’une connaissance intime de son ami. Un œil quand il relève que Zao Wou-Ki est un peintre de paysage et du vide, une culture quand il note que « son cheminement est celui d’un Turner » et une proximité quand il résume avec pertinence que « la peinture de Zao Wou-ki accompagne sa vie et sa pensée ».

 On savait Jacques Chirac passionné par le Japon, on connaît moins la passion de son ancien protégé pour cette peinture asiatique et universelle à la fois.

Texte de Dominique de Villepin, Zao Wou-Ki, Flammarion, 380 p., 50 €.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°622 du 1 mars 2010, avec le titre suivant : Texte de Dominique de Villepin, <em>Zao Wou-Ki</em>

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