Les peintres de Barbizon

Par Fabien Simode · L'ŒIL

Le 21 novembre 2016 - 178 mots

Paysagisme - « Le souvenir vivant mais déjà bien effacé qui subsiste est l’apparition d’un monsieur venu à Barbizon vers 1810. Coiffé d’un grand chapeau à trois cornes, une houppelande verte, de grandes bottes à la Souvaroff, un sabre à son côté et un pistolet à la ceinture. » Dans ses notes, Alfred Sensier se rappelle l’arrivée dans la petite commune située à une soixantaine de kilomètres de Paris de Stamati Bulgari. Le peintre devait ouvrir la marche à plusieurs de ses confrères, séduits par les ciels gros de l’Île-de-France, la forêt de Fontainebleau toute proche et la lumière qui évoque les prairies de l’Anglais Constable. Tous se retrouveront à l’Auberge du père Ganne, ouverte pour accueillir cette nouvelle population qui va faire de Barbizon une école de paysage mondialement célèbre. L’École de Barbizon de Jean Bouret raconte cette histoire-là, ses peintres les plus connus (Rousseau, Millet, Diaz, Corot) et ses figures plus confidentielles mais intéressantes (Georges Michel, Paul Huet), avec un sens du récit qui fait oublier le temps où ces grands paysagistes étaient, en France, rejetés.

A lire

Jean Bouret, L’École de Barbizon, Ides et Calendes, 244 p. 59 €

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°696 du 1 décembre 2016, avec le titre suivant : Les peintres de Barbizon

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