Mardi 10 décembre 2019

La Jeune Fille à la perle

L'ŒIL

Le 1 juillet 2001 - 175 mots

Quel amoureux de la peinture n’a pas un jour rêvé de lire (ou d’écrire) un tel roman ? L’auteur avoue elle-même avoir été longtemps obsédée par le tableau de Vermeer conservé au Mauritshuis de La Haye, La Jeune Fille à la perle, intriguée par son regard et sa solitude sur la toile. De cette interrogation est né ce livre, roman de l’amour silencieux dans cette Hollande opulente et austère, sensuelle et calviniste, qu’on dit du Siècle d’or. Elle a imaginé la venue dans la famille de Vermeer d’une jeune servante habitée par une profonde conscience esthétique et a patiemment déroulé l’histoire de cette double fascination muette, de la jeune fille pour l’artiste et du peintre pour son modèle. Y-a-t-il une vie en-dehors de la peinture ? Vermeer, l’homme qui peignait si lentement, a répondu à sa manière, mystérieuse, cruelle et précise : il n’y a de vraie vie que peinte. De quoi donner à réfléchir à notre époque.

Tracy Chevalier, La Jeune Fille à la perle, éd. Quai Voltaire, 272 p., 110 F, ISBN 2-912517-16-8.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°528 du 1 juillet 2001, avec le titre suivant : La Jeune Fille à la perle

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