Dimanche 24 février 2019

Questions à... Hans van Vliet, codirecteur de la maison de ventes Jeshke-Van Vliet

L'ŒIL

Le 19 novembre 2009 - 169 mots

Quelle est la motivation des collectionneurs de peintures soviétiques  ? Pourquoi voudraient-ils acheter des œuvres rappelant une époque noire et un régime totalitaire  ?
Les collectionneurs ne sont pas des nostalgiques du régime, mais se rendent compte que ces peintures sont des témoignages d’une époque. Il n’est pas anodin que le musée le plus important se trouve aux États-Unis, alors qu’on ne peut soupçonner l’Amérique de nostalgie soviétique. Les collectionneurs ne se ruent pas sur les tableaux représentant Lénine, mais s’intéressent à des styles de vie révolus, au labeur dans les champs, à la satisfaction du travail accompli. Ces tableaux témoignent d’une façon d’être qui n’existe plus, d’un esprit collectif, alors que c’est l’individualisme qui prime aujourd’hui.

Peut-il réellement y avoir un marché à long terme ou s’agit-il d’une petite niche  ?
Il est vrai que ces pièces sont difficiles à trouver. Ceux qu’on voit le plus souvent sur le marché sont de petits formats, en mauvais état et d’une qualité moyenne. Peu de tableaux intéressants viennent à la surface.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°619 du 1 décembre 2009, avec le titre suivant : Questions à... Hans van Vliet, codirecteur de la maison de ventes Jeshke-Van Vliet

Tous les articles dans Marché

Le Journal des Arts.fr

Inscription newsletter

Recevez quotidiennement l'essentiel de l'actualité de l'art et de son marché.

En kiosque