Mardi 10 décembre 2019

Questions à… Didier Claes

président de Bruneaf

Par Marie Potard · L'ŒIL

Le 22 mai 2018 - 235 mots

La foire bruxelloise Cultures, dont c’est la 3e édition en 2018, mélange l’art tribal, l’Asie et l’archéologie. Mais c’est bien l’art africain, et plus particulièrement l’art du Congo, une ancienne colonie belge, qui domine.

L’art du Congo a de multiples visages. Mais y a-t-il une forme ou une ethnie qui intéresse plus particulièrement les collectionneurs ?

Les objets plus rares, c’est-à-dire les moins connus, intéressent les passionnés, ceux qui suivent le marché de très près et collectionnent uniquement l’art africain, tandis que les nouveaux collectionneurs, qui proviennent de l’art moderne, sont intéressés par des objets dont les lignes rappellent la peinture du XXe siècle. Ces objets-là sont ceux que l’on appelle « l’art de la forêt », avec des lignes pures, par opposition aux objets classiques.

Qui s’intéresse aux arts du Congo ?

Ce sont en priorité les Belges qui s’y intéressent – ils sont proches du Congo, puisque la Belgique a colonisé ce pays d’Afrique. Mais, comme tout s’est internationalisé, la plupart des collectionneurs français sont également de grands amateurs. Les Américains aussi sont férus d’art du Congo.

Quels en sont les prix, notamment sur Cultures ?

Les prix sont divers, selon la qualité des objets et l’importance des pièces. On peut vraiment trouver des œuvres à quelques centaines d’euros, certaines pouvant aller jusqu’à plusieurs millions d’euros. Mais la moyenne, pour les objets d’art africain, se situe aux alentours de 6 000 à 10 000 euros.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°713 du 1 juin 2018, avec le titre suivant : Questions à… Didier Claes

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