Questions à… Antoine Laurentin, galeriste parisien

Par Roxana Azimi · L'ŒIL

Le 23 février 2010

Peut-on encore trouver des dessins abordables ?
Le marché du dessin a rattrapé ces dernières années son retard par rapport au marché des tableaux et, comme ce dernier, il s’est raréfié. La probabilité d’acheter dans d’excellentes conditions, c’est fini. Cela est sans doute lié à la prise de conscience des collectionneurs en faveur du dessin. Les dessins à 150 euros, comme j’ai pu en connaître il y a quinze ans, on n’en trouve plus, ou alors ils sont inintéressants. Il faut mettre au minimum 5 000 euros.

Existe-t-il néanmoins des artistes encore accessibles ?
Je vois, par exemple, qu’Aurélie Nemours, que je présente à Maastricht, est une figure majeure de l’abstraction géométrique, mais son marché n’a pas encore suivi. Cela vaut autour de 10 000 euros. Je constate aussi une désaffection pour les artistes de la fin du xviiie et du début du xixe, des dessinateurs dans la mouvance d’Hubert Robert. Tout le néoclassicisme, hormis David, tourne autour de 1 000-2 000 euros.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°622 du 1 mars 2010, avec le titre suivant : Questions à… Antoine Laurentin, galeriste parisien

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