Vendredi 15 février 2019

Modernes et contemporains : éclaircie à New York

Les acheteurs japonais réapparaissent

Par Roger Bevan · Le Journal des Arts

Le 1 juin 1996 - 341 mots

Les résultats enregistrés par Sotheby’s et, plus encore, par Christie’s, lors des ventes impressionnistes et modernes (Ière partie) organisées les 30 avril et 1er mai à New York ont été satisfaisants – notamment pour des œuvres signées Van Gogh, Monet, Degas et Gris – sans prétendre à l’extraordinaire. Les vacations ont été marquées par le désintérêt affiché pour plusieurs tableaux dont on attendait des prix élevés – un Gauguin, un Picasso et un Léger n’ont pas trouvé preneur –, et par le retour des acheteurs japonais. Une semaine plus tard, les ventes d’art contemporain (Ière partie) ont connu des fortunes très diverses. Les deux maisons de vente avaient apparemment bâti le même catalogue, mais l’atmosphère et les résultats auraient difficilement pu être plus différents, Christie’s prenant une fois encore le dessus.

NEW YORK (de notre correspondant) - Pour la première partie des ventes impressionnistes et mo­dernes, Christie’s a obtenu le 30 avril un résultat net de 69,1 millions de dollars (360 millions de francs) en vendant 58 lots sur 67. En termes statistiques, Sotheby’s a obtenu un résultat quasi identique le 1er mai, en dispersant 58 des 68 lots mis en vente, mais pour seulement 50,9 millions de dollars de résultat net (265 millions de francs).

De même, la première partie des ventes d’art contemporain a tourné à l’avantage de Christie’s, le 7 mai. En proposant une sélection de 46 œuvres, dont 9 seulement n’ont pas trouvé preneur, elle a obtenu un total respectable de 13,82 millions de dollars (72 millions de francs), en particulier grâce à la vente des deux lots les plus chers de son catalogue : Mailbox par de Kooning, et Something of the Past de Pollock. Sotheby’s, le lendemain, ne réussissait pas à vendre ses trois tableaux phares : Woman as Landscape par de Kooning, Andrus de Franz Kline, et Gray Painting with Ball par Jasper Johns. Avec 44 lots vendus sur 59, la soirée a été décevante, et le produit de la vente, 12,1 millions de dollars (63 millions de francs), bien en deçà des prévisions.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°26 du 1 juin 1996, avec le titre suivant : Modernes et contemporains : éclaircie à New York

Tous les articles dans Marché

Le Journal des Arts.fr

Inscription newsletter

Recevez quotidiennement l'essentiel de l'actualité de l'art et de son marché.

En kiosque