Ventes publiques

L’indicateur des ventes - septembre 2018

Par Marie Potard · L'ŒIL

Le 29 août 2018 - 513 mots

Dinosaures -  Le marché des squelettes de dinosaures, qui s’est développé d’abord aux États-Unis à la fin du XIXe siècle, a réellement pris son essor en France il y a une dizaine d’années.

Le premier a y être vendu, un tricératops, avait atteint 592 000 euros en 2008. Les prix sont ensuite allés crescendo jusqu’à celui cédé par la maison Aguttes, le 4 juin dernier, lors d’une vente événement à la tour Eiffel : un squelette de théropode inconnu, âgé de 150 millions d’années, excavé en 2014-2015 dans le Wyoming (USA), a été adjugé 2 millions d’euros à un particulier français (est. 1,2 à 1,8 M€).

Les Prix De van gogh -  Les 7 millions d’euros décrochés par Artcurial, le 4 juin, pour une œuvre de la période hollandaise de l’artiste – qui n’était plus passé en vente en France depuis vingt ans –, donnent l’occasion de se replonger dans ses prix record, tous obtenus à New York.

La collection Beistegui

À venir - À l’occasion de la Biennale Paris, Christie’s disperse le 10 septembre la collection de Juan de Beistegui, décédé en 2017 et issu d’une célèbre dynastie de collectionneurs. La vente comprend en tout 150 lots pour une estimation de 5 à 8 millions d’euros. Parmi les pièces phares figurent une paire de gaines d’époque Louis XIV attribuées à André-Charles Boulle (est. 500 000 à 800 000 euros) ou bien encore un bureau de pente d’époque Louis XVI estampillé Martin Carlin (est. 400 000 à 600 000 euros).

Un marchand sous le marteau

Collection loos -  Les 17 et 18 septembre, Piasa propose aux enchères la collection dévolue au continent africain de Pierre Loos, marchand d’arts premiers à Bruxelles, fondateur de la manifestation Bruneaf (Brussels Non European Art Fair) dont il est resté à la tête pendant plus de vingt ans. Cette vente, estimée autour de 600 000 euros pour environ 500 lots, vient s’ajouter à la longue liste de marchands qui ont choisi de disperser leur collection (ou leur stock) aux enchères, à l’image d’Alain Demachy (2013), Félix Marcilhac (2014), Guillaume Dillée (2015) ou encore Bernard Steinitz (2016) et Bacri frères (2017).

16,2 M€

Art Chinois -  C’est le prix déboursé pour un vase chinois vendu chez Sotheby’s le 12 juin à Paris, lors de la semaine asiatique. Réalisé au XVIIIe siècle sous la dynastie Qing pour l’empereur Qianlong (1735-1796) – il en portait la marque –,ce vase Yangcai en porcelaine de la famille rose constitue un prix record pour une porcelaine en France. Il s’agit également du plus haut prix jamais obtenu pour une vente chez Sotheby’s depuis l’implantation de la maison sur le territoire français en 2001. Conservé en parfait état, il a été retrouvé au fond d’une boîte à chaussures dans le grenier d’une maison en Touraine. Initialement estimé entre 500 000 et 700 000 euros, il s’est littéralement envolé, pour le plus grand bonheur de sa propriétaire.

100 %

C’est le pourcentage de lots cédés au cours d’une vente aux enchères destinée à disperser la collection de Gonzague Saint-Bris le 4 juin chez l’OVV Millon. L’intégralité des 404 lots a donc trouvé preneur.

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Cet article a été publié dans L'ŒIL n°715 du 1 septembre 2018, avec le titre suivant : L’indicateur des ventes - septembre 2018

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