Vendredi 4 décembre 2020

Ventes publiques

L’indicateur des ventes - Novembre 2020

Par Marie Potard · L'ŒIL

Le 28 octobre 2020 - 502 mots

Tendance Fin avril, Artnet News publiait une première analyse sur l’impact de la crise sanitaire sur le marché de l’art, indiquant une baisse de 76 % des ventes aux enchères d’objets d’art dans le monde en mars 2020. Dans un nouveau rapport, concernant cette fois le premier semestre 2020, Artnet annonce que les ventes publiques mondiales ont chuté de 58 % par rapport au premier semestre 2019, avec 2,4 milliards d’euros adjugés. En cause, entre autres, une diminution de l’offre avec 30 % d’œuvres d’art en moins mises en vente, notamment les œuvres estimées à 1 million d’euros et plus. Cependant, l’analyse montre que malgré cette diminution de l’offre, la demande s’est relativement maintenue, se reportant sur des pièces moins chères. 

Charlotte Perriand
À venir Le 24 novembre, Sotheby’s Paris met en vente un ensemble inédit sur le marché d’œuvres de Charlotte Perriand qui garnissaient une demeure près de Toulouse, dessinée par l’architecte Pierre Debeaux. Tout le mobilier, en bois dibétou d’Afrique, a été acquis entre 1972 et 1975 directement auprès de Charlotte Perriand et de la galerie Steph Simon, qui présentait des modèles exclusifs de la designer. Parmi ces meubles figurent notamment la table dite « éventail », une pièce unique estimée 700 000 à 1 million d’euros, ou encore un bahut « en forme » (est. 250 000 à 350 000 euros).

1 570 000 €
Nicolas de Largillière C’est le prix d’adjudication de La Belle Strasbourgeoise, une toile de 1703 du portraitiste français Nicolas de Largillière (1656-1746), vendue chez Christie’s à Paris le 16 septembre 2020. Il s’agit d’un record pour l’artiste, qui vient détrôner le précédent, détenu jusqu’alors par Portrait de François et Yves-Joseph-Charles Pommyer, adjugé 897 878 euros en 1993. L’œuvre, estimée entre 600 000 et 1 million d’euros, faisait partie de la collection réunie par l’industriel Paul-Louis Weiller. Emportée par un collectionneur privé asiatique, elle ne restera donc pas sur le sol français où elle demeurait depuis son achat à Londres en 1967. Une autre version de ce sujet est conservée au Musée des beaux-arts de Strasbourg.

9
C’est le nombre de préemptions par la Bibliothèque nationale de France et les institutions de la Ville de Sète lors de la vente de 22 manuscrits originaux de Georges Brassens chez Artcurial, le 22 septembre.

Un manuscrit de Dumas
Découverte Le 26 septembre, FauveParis vendait pour 69 850 euros (est. 60 000 à 80 000 €) le manuscrit de La Route de Varennes d’Alexandre Dumas, retraçant la fuite de Louis XVI en 1791. C’est à Athènes, en août dernier, que Dimitri Joannidès, associé fondateur de la maison de ventes parisienne, a découvert l’ouvrage de 93 pages. Dumas l’avait envoyé en 1856 à son ami Ioannis Philémon, directeur du journal Aion qui lui avait commandé un feuilleton sur la Révolution française, jamais paru. À la mort de celui-ci, le manuscrit passe à son fils Timoléon Philémon, maire d’Athènes et précepteur du roi Georges 1er, qui en fait cadeau par la suite à la princesse Roxane Soutzo, dont la descendance était toujours en possession de l’ouvrage. 

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Cet article a été publié dans L'ŒIL n°738 du 1 novembre 2020, avec le titre suivant : L’indicateur des ventes - Novembre 2020

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