Foire

L’Armory Show, un ancrage américain

Par Alexia Lanta Maestrati · Le Journal des Arts

Le 27 février 2019 - 477 mots

NEW YORK / ETATS-UNIS

Située dans Manhattan, la foire d’art contemporain ouvre les portes de sa 25e édition le 7 mars. Elle se distingue de Frieze New York et d’Art Basel Miami par son implantation locale.

New York. Poumon du marché de l’art, New York est la seule capitale capable d’absorber deux salons d’art contemporain d’importance : l’Armory Show en mars et Frieze en mai. Ce qui différencie l’Armory Show de sa concurrente sont ses attaches américaines et particulièrement new-yorkaises. « La connection de l’Armory Show avec New York est très forte de part son histoire. Aujourd’hui nous souhaitons affirmer ses liens : en travaillant avec les institutions et en renforçant la présence de galeries new-yorkaises. L’Armory Show est une foire qui s’ancre aux États-Unis, ce qui n’est pas antagonique avec un rayonnement international », explique Nicole Berry, directrice de la manifestation.

Fondée en 1994, dans les chambres du Gramercy Park Hotel par quatre galeristes, Colin de Land, Pat Hearn, Matthew Marks, et Paul Morris, et alors nommée Gramercy International Art Fair, la manifestation était « comme Condo ou Paris International aujourd’hui, un modèle alternatif aux grands-messes comme Art Basel, qui est finalement devenu l’un des rendez-vous les plus attendus », souligne Nicole Berry.

L’édition 2019 de l’Armory Show célèbre ce quart de siècle du 7 au 10 mars avec une sélection de 194 galeries réparties dans cinq secteurs : la section principale, Galleries ; Insights, consacrée à la (re)découverte d’artistes dont les créations sont antérieures aux années 2000 [lire page 3] ; Presents, dévolue aux jeunes galeries de moins de dix ans d’existence ; Focus, organisée par la commissaire d’exposition Lauren Haynes autour de la notion d’identité ; et Platform, un parcours d’installations pour la plupart monumentales.

Sur les Piers 92 et 94, où la foire est installée depuis 2000, pas de Gagosian, de White Cube ni de Hauser & Wirth, qui privilégient Frieze New York et Art Basel Miami, néanmoins la manifestation peut se targuer d’un plateau d’enseignes de renom, telles que 303 Gallery, Castelli, Pace ou Perrotin. Au total, 88 galeries sont américaines ou implantées aux États-Unis, dont 55 sont installées à New York. Cette édition affiche un renouvellement d’un quart des enseignes : David Nolan (New York), Sorry We’re Closed (Bruxelles), Stephen Friedman Gallery (Londres)...

S’ajoutent des galeries internationales issues de 33 pays comme Blain-Southern (Londres, Berlin), Thaddaeus Ropac (Paris, Londres, Salzbourg) ou ShanghART (Shanghaï, Pékin, Singapour) et quelques galeries françaises (Nathalie Obadia, Templon ou Antoine Levi, qui participe pour la première fois). Ces dernières viennent à la rencontre d’un public états-unien, comme le confirme la galerie Mor Charpentier, qui participe à l’événement depuis 2014 : « L’Armory Show a une importance particulière, puisqu’elle est très soutenue par les collectionneurs new-yorkais. » De son côté, Jérôme Poggi propose une exposition personnelle de Kapwani Kiwanga pour aller « à la rencontre de collectionneurs américains, car l’artiste canadienne a une forte actualité en Amérique du nord ».

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Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°518 du 1 mars 2019, avec le titre suivant : L’Armory Show, un ancrage américain

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