Dimanche 25 juillet 2021

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Joseph Allen : « Notre participation à la FIAC en 2015 a fait office d’accélérateur »

Cofondateur de la galerie Allen

Par Anne-Cécile Sanchez · Le Journal des Arts

Le 5 juillet 2021 - 574 mots

PARIS

Originaire d’Australie, Joseph Allen Shea, après quelques années à Londres, s’est installé à Paris en 2013 et a cofondé la galerie Allen avec l’artiste Mel O’Callaghan. 

Joseph Allen Shea. © David Luraschi / Galerie Allen
Joseph Allen Shea.
© David Luraschi / Galerie Allen

« Je ne parlais pas français, je connaissais très mal la ville, mais j’ai été très bien accueilli par les autres galeristes, dont certains m’ont beaucoup aidé », se souvient-il. Devenu vice-président de l’association Paris Gallery Map, Joseph Allen Shea s’apprête à ouvrir un nouvel espace à Paris.

La galerie Allen s’agrandit ?

Joseph Allen Shea : Oui, à la rentrée nous ouvrons une deuxième adresse au 6, passage Sainte-Avoye, à côté des galeries Art : Concept et Lévy Gorvy. Ce n’est pas beaucoup plus grand que notre espace de la rue de Dunkerque, mais le volume, avec une hauteur de cinq mètres sous plafond, est très beau, et l’emplacement, dans le troisième arrondissement, stratégique.

Pourquoi vous installez-vous dans le Marais ?

J.A.S : Pour figurer sur le parcours des enseignes établies et bénéficier d’un flux de visiteurs plus important. Mais nous conservons notre lieu d’origine, un peu à l’écart, dans le 9e arrondissement, auquel nous restons attachés et où notre histoire a commencé. La galerie communique avec un appartement où nous aimons organiser des dîners, des rencontres plus intimistes autour des expositions. Cette convivialité fait partie de notre identité.

Pourtant, la charte graphique de la galerie Allen évoque plutôt une certaine austérité…

J.A.S : J’ai voulu en effet que notre logo exprime la solidité, la fiabilité. Nous croyons à l’émotion, à la beauté, autant qu’à la notion de sérieux de notre expertise. Nous avons depuis le début choisi de collaborer avec de nombreuses institutions qui nous créditent de leur confiance. Le travail de Daniel Turner est ainsi entré dans les collections du Musée d’art moderne de la Ville de Paris, c’est également le cas de celui de Laëtitia Badaut Haussmann, ou encore celui de Trevor Yeung, qui a aussi intégré les collections du Centre Pompidou. Nous voulons permettre aux œuvres des artistes de la galerie d’être envisagées dans un contexte muséal et les inscrire dans l’histoire de l’art. Corita Kent, dont nous représentons la succession, ou Jacqueline de Jong, avec laquelle nous commençons une collaboration, en font déjà partie.

Les deux espaces de la galerie auront-ils une programmation commune ?

J.A.S : Ce sera très souple. Il pourra y avoir des expositions en deux parties, ou bien distinctes, selon des temporalités différentes. Nous pourrons parfois nous servir de ce nouveau lieu comme d’un showroom. Cela dépendra. Pour son ouverture, la galerie du Marais présentera une installation vidéo immersive sur cinq écrans d’Angelica Mesiti ( Over the Air and Underground , 2020). Avant cela, cet été, la galerie s’associera avec la librairie Yvon Lambert pour une double exposition « Lost weekend » qui reprend le principe du « mail art ». Une quarantaine d’artistes (parmi lesquels Etel Adnan, Ryan Gander, Jacqueline de Jong, Louise Lawler, Jonathan Monk…) ont joué le jeu et nous ont envoyé leurs œuvres par courrier.

La galerie a ouvert en 2013, quelles ont été les étapes importantes de sa croissance ?

J.A.S : Notre participation à la Fiac dès 2015 a fait office d’accélérateur et cela a été une caution formidable. On peut dire que notre activité a alors vraiment commencé, en particulier avec les collectionneurs français. Notre premier stand sur la foire était un solo de Laëtitia Badaut Haussmann : nous avions tout vendu. Aujourd’hui, nous réfléchissons à d’autres projets d’ouverture, mais il est encore un peu tôt pour en parler.

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Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°570 du 25 juin 2021, avec le titre suivant : Joseph Allen, cofondateur de la galerie Allen : « Notre participation à la FIAC en 2015 a fait office d’accélérateur »

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