Mercredi 14 novembre 2018

Foire

SALON D’ANTIQUAIRES

Fine Arts Paris déménage au Louvre

Par Marie Potard · Le Journal des Arts

Le 7 novembre 2018 - 674 mots

PARIS

La deuxième édition du salon de beaux-arts quitte le Palais Brongniart pour le Carrousel du Louvre. Un gain d’espace qui permet d’accueillir 21 nouveaux exposants.

Fine Arts Paris 2018
Un stand à Fine Arts Paris 2018
© C. Bednarek pour LeJournaldesArts.fr

Paris. Créé l’année dernière par la Société du Salon du dessin, Fine Arts Paris est un salon qui répond à un concept, puisque seuls les beaux-arts (peinture, dessin et sculpture) y sont conviés. Pas de mobilier ni même d’arts décoratifs. « Nous avons choisi les beaux-arts, car la peinture, le dessin et la sculpture se marient facilement. D’ailleurs, ces trois arts sont souvent associés chez les marchands », explique Louis de Bayser, aux commandes de l’événement, et d’ajouter : « Ce n’est pas un salon ultra-spécialisé comme celui du dessin, mais ce n’est pas un salon généraliste non plus. En tout cas, nous avons souhaité créer des centres d’intérêt pour le maximum de marchands et de collectionneurs possibles. »

Visiblement, la démarche est fédératrice, puisque après seulement une année d’existence, le salon doit déménager. Il quitte donc le Palais Brongniart place de la Bourse pour le Carrousel du Louvre, ce qui lui permet d’accueillir 43 exposants, soit dix de plus qu’en 2017, avec de plus grands stands. Si une douzaine de marchands ne reviennent pas, comme les galeries Benjamin Proust (Londres), Aktis (Londres), De Jonckheere (Genève), Brame et Lorenceau (Paris) ou encore Jean-François Heim (Bâle) et Éric Gillis (Bruxelles), 21 nouvelles enseignes font leur entrée. Parmi elles, des galeries connues, comme Malaquais, Antoine Tarantino, Perrin ou Steinitz et d’autres qui le sont moins, telles que les galeries Chaptal, Antoine Bechet ou Charvet. Absent des salons depuis une dizaine d’années, Arnaud Charvet a choisi cette occasion pour faire son retour « car la rigueur de l’organisation également en charge du Salon du dessin n’est plus à démontrer et je crois aux salons de “spécialités”. De plus, le Carrousel du Louvre est un espace à la fois fonctionnel et central qui se prête parfaitement à ce type d’événement. » Ces nouveaux venus, pour la plupart installés à Paris, portent le nombre de galeries françaises à 31 (soit plus de 70 %), traduisant la difficulté de faire venir des galeries étrangères à cette époque de l’année – juste après Tefaf de New York – d’autant plus que ce n’est que la deuxième édition.

La sculpture à l’honneur

Ainsi, pour remédier au manque de notoriété de l’événement et tenter de le renforcer à l’international, les organisateurs ont développé un programme culturel inédit avec les musées, « pour fidéliser des conservateurs principalement, mais aussi des collectionneurs et faire venir ainsi le plus grand nombre de personnes à Paris à ce moment-là », précise Louis de Bayser. Dans la lignée du Salon du dessin qui a lancé la Semaine du dessin, Fine Arts Paris lance à son tour la Semaine des beaux-arts, avec un focus sur la sculpture. Ce programme comporte un parcours hors-les-murs en partenariat avec une vingtaine de musées et institutions, comme le Louvre, le Centre Pompidou, le Petit Palais, le Musée Rodin…

La sculpture est donc particulièrement à l’honneur cette année, d’autant plus que les galeries Malaquais et Univers du Bronze sont venues grossir les rangs de la discipline. Ainsi, on peut découvrir à la galerie Ratton-Ladrière Persée délivrant Andromède, vers 1786, un groupe en plâtre de Joseph Chinard ; un buste de Victor Hugo « à l’illustre Maître », par Rodin, fondu en 1916 (autour 200 000 €) chez Univers du Bronze, mais aussi une Tête d’orang-outan, 1930, un plâtre de François Pompon (galerie Malaquais). La peinture et les œuvres sur papier ne sont pas en reste ; sur le stand de la galerie de Bayser on peut admirer une danseuse de flamenco peinte sur un tambourin par Édouard Manet (500 000 €) ; chez Franck Baulme, pour apprécier la redécouverte d’une œuvre majeure de Louis de Boullogne, Pallas et les Arts, [voir illustration ci-contre] vers 1680 – un dessus-de-porte conçu pour le cabinet de Charles Perrault (autour de 100 000 €) – ou bien encore à la galerie bordelaise L’Horizon chimérique, qui, pour sa première participation, a apporté Le Soleil, une huile sur panneau d’Emile Bernard de 1888 (90 000 €).

Fine Arts Paris,
du 7 au 11 novembre, Carrousel du Louvre, 75001 Paris, www.finearts-paris.com.

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Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°510 du 2 novembre 2018, avec le titre suivant : Fine Arts Paris déménage au Louvre

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