Mercredi 11 décembre 2019

L’Europe et les Etats-Unis expriment leur soutien à Ai Weiwei

Par LeJournaldesArts.fr · lejournaldesarts.fr

Le 7 avril 2011 - 540 mots

PEKIN (CHINE) [07.04.11] - Le Royaume-Uni, les Etats-Unis et l’Europe, ainsi que des personnalités du monde de l’art se manifestent contre la détention de l’artiste chinois Ai Weiwei et la répression accentuée à Pékin contre les dissidents et activistes.

Depuis l’arrestation de l’artiste Ai Weiwei dimanche par les autorités chinoises, des artistes comme Tracey Emin, Anthony Gormley ou Bob and Roberta Smith réclament sa libération. Au Royaume-Uni, le directeur de la Tate Modern qui présente une installation d’Ai Weiwei, Sir Nicholas Serota, ainsi que le directeur de l’ICA, Gregor Muir qui a obtenu une œuvre de l’artiste aux enchères, se disent inquiets par le sort de l’artiste et demandent sa remise en liberté.

Des politiciens se sont aussi fait entendre, comme le ministre des Affaires étrangères anglais William Hague ou un porte-parole américain. Une délégation européenne en Chine s’est dit inquiète par l’augmentation des détentions arbitraires et exhorte les autorités de ne pas utiliser cette méthode en toute circonstance, selon The Guardian. L’Australie a aussi exprimé ses inquiétudes. La France et l’Allemagne appellent à la libération d’Ai Weiwei depuis lundi et, selon l’AFP, l’Allemagne a « invité » l’ambassadeur chinois pour demander la libération de l’artiste.

La femme de l’artiste, Lu Qing, s’est montrée particulièrement inquiète, affirmant qu’il s’agit de la première fois que la police fouille son studio et s’empare de matériel informatique, sans préciser où se trouve l’artiste ou ce qu’elle allait lui faire. La police a aussi interrogé des employés de l’artiste à son atelier, d’après la réalisatrice de documentaire Alyson Klayman qui travaillait sur l’artiste. Des responsables auraient recommandé aux employés, chinois et étrangers, de quitter l’atelier ou le pays.

Le réseau des Chinese Human Rights Defenders (CHRD) a indiqué que 4 autres artistes de Pékin avaient été arrêtés le 24 mars après une performance artistique dans laquelle certaines pièces étaient en rapport avec les répressions chinoises et la Révolution du Jasmin des pays arabes. Au total, les CHRD comptabilisent une douzaine de disparition et 26 personnes arrêtées et détenues de manière criminelle, dont 5 ont été relâchées sous caution. Trois autres ont été arrêtées de manière officielle et une personne a été envoyée vers un camp de travail.

Selon Amnesty International, les avocats ont été harcelés et intimidés afin de les empêcher de défendre ces « dissidents » attrapés lors de répressions. Selon Shi Yinhong, professeur à la School of International Studies de la Renim University of China de Pékin, interrogé par le journal Global Times, qui appartient au Quotidien du Peuple, journal officiel du Parti communiste, Ai Weiwei aurait franchit la ligne rouge et le gouvernement ne ferait que maintenir la stabilité du pays en le faisant arrêter. Toujours d’après ce journal, les Occidentaux ne comprendraient rien au régime chinois et par leur demande de relaxe de l’artiste, mènent une attaque envers la Chine. Le quotidien est cependant le premier média officiel chinois à traiter de l’arrestation de l’artiste, militant engagé des droits de l’Homme.

Les autorités chinoises, police et gouvernement refusent toujours de se prononcer à ce sujet.

Affiche de l'exposition pour l'exposition "So Sorry" de Ai Weiwei dans la Haus der Kunst, Munich, Allemagne, Octobre 2009 / jnavier 2010 - Photo Pittigrilli - 2000 - Licence CC BY-SA 3.0 - La petite image a été détournée.

Le Journal des Arts.fr

Inscription newsletter

Recevez quotidiennement l'essentiel de l'actualité de l'art et de son marché.

En kiosque