Mercredi 23 septembre 2020

Le pavillon éphémère 2012 de la Serpentine Gallery confié à Ai Weiwei et au duo Herzog & de Meuron

Par LeJournaldesArts.fr · lejournaldesarts.fr

Le 9 février 2012 - 352 mots

LONDRES (ROYAUME-UNI) [09.02.12] - La Serpentine Gallery a désigné l’artiste chinois Ai Weiwei et les architectes suisses Herzog & de Meuron pour imaginer son pavillon éphémère annuel à Kensington Gardens. Le trio a imaginé la reconstitution d’un chantier de fouilles rendant hommage aux anciens pavillons éphémères. Le futur édifice devrait ouvrir en juin dans le cadre des Jeux Olympiques 2012.

Pour sa 12e édition, la création du pavillon éphémère de la Serpentine Gallery, édifié chaque année sur une pelouse des Kensington Gardens à Londres, a été confiée à l’artiste chinois Ai Weiwei et aux architectes suisses Herzog & de Meuron. C’est le même trio qui, en 2008, avait réalisé le stade olympique de Pékin, surnommé « le Nid d’oiseau ». Selon Julia Peyton-Jones, la directrice de la Serpentine Gallery : « Ce qui est fantastique, c’est le lien extraordinaire entre les deux Jeux Olympiques, un axe Pékin-Londres. Ce sont de vieux amis donc pour eux, c’est comme s’ils continuaient là où ils s’étaient arrêtés ». En effet, l’ouverture du le pavillon est prévue en juin 2012 durant les Olympiades culturelles, une manifestation artistique concomitante aux 27e Jeux Olympiques d’été, organisés dans la capitale britannique.

Le pavillon doit prendre l’aspect d’un site archéologique : en forme de cuvette creusée dans le sol, l’édifice accueille la reconstitution des fondations des anciens pavillons éphémères conçus notamment par Zaha Hadid en 2000, Oscar Niemeyer en 2003 ou Jean Nouvel en 2010. Selon ses concepteurs : « Les vestiges forment un enchevêtrement de lignes complexes, comme un patron de couture ». De chaque vestige sort un pilier et l’ensemble est recouvert d’un toit aux effets miroitants, élevé à 1,5m du sol. Il doit permettre de recueillir les eaux de pluie ou par, temps sec, de servir d’esplanade. L’édifice est destiné à accueillir du public et à servir d’auditorium.

Selon The Guardian, Ai Weiwei, qui n’est plus autorisé à quitter la Chine depuis son arrestation en avril 2011 pour « évasion fiscale », a dû travailler sur ce projet avec Herzog & de Meuron en communiquant uniquement par internet. Il n’est d’ailleurs pas certain que les autorités de son pays le laissent sortir pour l’inauguration du pavillon éphémère.

Légende photo

Ai Weiwei à la 798 Art Zone de Pékin - © photo Andy Miah - 2000 - Licence CC BY-SA 2.0 

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