Saint-Cloud (92)

Saint-Cloud ville martyre

Musée des Avelines - Jusqu'au 24 mars 2013

Par Virginie Duchesne · L'ŒIL

Le 19 février 2013 - 250 mots

Il faut atteindre le sommet de la colline de Saint-Cloud qui domine l’ouest parisien face au bois de Boulogne pour découvrir le Musée d’art et d’histoire de la commune dans son écrin de verdure.

Dans l’ancienne demeure du pharmacien et collectionneur d’art Daniel Buret, l’exposition présentée jusqu’en mars revient sur les sombres heures vécues par la ville durant « l’année terrible » de 1870-1871. Son titre reprend celui du recueil de poèmes de Victor Hugo publié l’année suivante, en 1872, pour décrire la brutale dévastation dont elle fut le théâtre.

Prise dans la tourmente de la guerre franco-prussienne, la ville fut entièrement incendiée par l’armée ennemie, à tel point que Théophile Gautier la surnommera « La Pompéi de la destruction » dans ses récits intitulés Tableaux de sièges (1871). Dans la bataille, le château royal disparut sous le feu des obus parisiens visant les Prussiens installés dans son parc, seul témoin aujourd’hui de l’existence de cette demeure princière construite au XVIe siècle.

La première salle lui est consacrée. Pour apprécier son faste perdu, un dispositif délicieusement désuet de vues stéréoscopiques plonge le visiteur, lunettes 3D sur le nez, à l’intérieur du palais tel qu’il fut sous Napoléon III. Dans la seconde salle, la présentation plus classique évoque la ville martyre au travers de gravures, de photographies et d’archives issues de la collection du Musée des Avelines où la petite histoire locale rejoint ici la grande.

« 1870-1871. Saint-Cloud. L’année terrible »,

Musée des Avelines, 60, rue Gounod, Saint-Cloud (92), www.musee-saintcloud.fr

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°655 du 1 mars 2013, avec le titre suivant : Saint-Cloud ville martyre

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