Questions à… Pierre Arizzoli-Clémentel

Commissaire général de l’exposition

L'ŒIL

Le 20 mars 2009

Comment est né ce projet ?
Bizarrement, aucune étude d’envergure n’avait été faite sur ce sujet. Or, avec Pascale Gorguet Ballesteros, nous caressions le rêve de monter une exposition sur ce thème depuis 1995. Le mécénat de Chanel et le rôle de Karl Lagerfeld, qui aime beaucoup le xviiie siècle, ont été déterminants pour le réaliser. Mais il a fallu déployer beaucoup d’énergie pour convaincre les musées étrangers, tant ces costumes sont de véritables reliques, bien plus fragiles que les pièces d’argenterie que nous avions exposées en 1993-1994.

Quels sont les principaux prêteurs de cette exposition ?
Par un étrange paradoxe, la France, qui a joué un rôle essentiel dans la création, n’a conservé aucun de ses costumes de cour. Les rois français ne portaient pas un regard patrimonial sur leur garde-robe, à la différence d’autres souverains européens comme Gustave III de Suède. Nous nous sommes donc tournés vers ce pays, ainsi que vers les collections royales de Londres, de Dresde, de Vienne, du Danemark et de la Russie. Certaines pièces sortent pour la première fois de leur pays d’origine.

Autour des vêtements, à quoi ressemble la muséographie ?
Signée Giada Ricci, elle tente de susciter du rêve, de l’émerveillement. Dans un parcours scandé de portraits, de bijoux et de parures, les vêtements sont exposés dans des vitrines légèrement surélevées, créant une barrière invisible avec le public.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°612 du 1 avril 2009, avec le titre suivant : Questions à… Pierre Arizzoli-Clémentel

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