Questions à… Cristina Gnoni Mavarelli

Co-commissaire de l’exposition

L'ŒIL

Le 20 mars 2009

Pour quelles raisons Filipo Lippi a-t-il eu une si grande influence à Prato ?
Pour « l’affaire Lippi » : sa liaison avec une nonne, Lucrezia ! Mais aussi parce qu’il y a animé un atelier qui a accueilli de nombreux peintres locaux. Enfin, il a laissé à Prato l’un de ses chefs-d’œuvre, les fresques de la cathédrale [lire p. 48].

Qu’a transmis Lippi aux artistes de Prato, où il travaille ?
Sa leçon est particulièrement visible dans les fresques de la cathédrale : ses personnages y ont une monumentalité et une plasticité nouvelles, qui sont liées à l’influence de l’art de Masaccio qu’il avait vu travailler à Florence à la chapelle Brancacci.

Quelle est l’originalité de sa peinture par rapport à celle de ses prédécesseurs ?
Contrairement à Masaccio, Lippi établit un lien entre les figures par l’intermédiaire du regard. Par ailleurs, il crée un véritable prototype de beauté féminine, sous les traits de Lucrezia, qui influencera notamment Botticelli et Ghirlandaio.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°612 du 1 avril 2009, avec le titre suivant : Questions à… Cristina Gnoni Mavarelli

Tous les articles dans Expositions

Le Journal des Arts.fr

Inscription newsletter

Recevez quotidiennement l'essentiel de l'actualité de l'art et de son marché.

En kiosque