Questions à… Catherine Chevillot

Conservateur en chef au musée d’Orsay

L'ŒIL

Le 20 février 2009

Pouvez-vous revenir sur l’origine de cette exposition ?
L’idée vient d’un constat historiographique : cette période a été jusqu’à présent abordée par les spécialistes du XIXe siècle, qui y cherchent les prolongements de tendances plutôt traditionnelles, ou par ceux de l’art moderne, qui retiennent ce qui annonce les avant-gardes. Cette vision me paraissait par trop manichéenne.

Quelle trajectoire d’artiste symbolise selon vous le mieux cette émancipation de Rodin ?
J’en retiendrais Bourdelle et Brancusi, rodiniens jusqu’en 1904 et jusqu’en 1908. Chacun annonce deux veines fécondes de la sculpture de l’après-guerre. D’un côté Bourdelle, puis Giacometti et Richier. De l’autre Brancusi, puis Arp et Moore.

Quelle est l’œuvre archétypique de cet « oubli » de Rodin ?
La plus symbolique serait tout de même La Méditerranée de Maillol, tout simplement parce que tous les contemporains ont senti qu’avec elle, quelque chose basculait.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°611 du 1 mars 2009, avec le titre suivant : Questions à… Catherine Chevillot

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