Samedi 24 février 2018

Questions à... Bénédicte Ramade

Commissaire de l'exposition

Par Manou Farine · L'ŒIL

Le 21 novembre 2008

En quoi le Jardin d’acclimatation vous semblait-il pertinent pour articuler l’exposition ?
L’exemple de ce jardin installé dans le bois de Boulogne depuis 1862 est édifiant : il combinait en un seul projet, science, loisirs, pédagogie et dimension mercantile. Il m’a semblé qu’une telle hybridation offrait un écho parfait à la situation actuelle de la création contemporaine, avide de mutations.
 
Pourquoi exclure les questions de morale écologique ?
Parce qu’en général la forme ne suit pas. Les œuvres sont souvent « plombées » par la doxa naturelle et le manichéisme vert. Quant au spectateur, il subit. À Nice, les œuvres s’accordent beaucoup de liberté avec le sujet. Paradoxalement, plus elles prennent de distance et plus elles me semblent justes.
 
Les réponses entre Européens et Américains sont-elles distinctes ?
Il y a étonnamment peu de différences. Ce qui frappe, c’est une même impertinence, soudée à une distance critique ravageuse.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°608 du 1 décembre 2008, avec le titre suivant : Questions à... Bénédicte Ramade

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