En Bref : La Biennale d'Anglet

Par Itzhak Goldberg · Le Journal des Arts

Le 25 octobre 2016 - 210 mots

C’est entendu, le titre, « Rivage, Rivages » n’est pas très original. Mais la manifestation, organisée par l’historien d’art Paul Ardenne, l’est indiscutablement. Il s’agit d’un parcours qui entre en résonance avec les différents rivages d’Anglet : front de mer, parc écologique – face à une zone industrielle ou la Chambre d’amour, lieu mythique local. Les travaux sur la plage ont un caractère ludique : un terrain de foot improvisé, immédiatement adopté par les enfants (Benedetto Bufalino) ou une sculpture interactive en forme de cœur, plutôt kitsch (Accroche-cœur par Art nOmad). Les autres œuvres sont plus engagées dans l’actualité ; inévitablement les rivages de nos jours n’évoquent pas uniquement les loisirs balnéaires. Ainsi on y croise la très belle embarcation échouée au bord du lac de Rachel Labastie, (Enlisement), les figures en sables qui sortent de la mer (Andrea Mastrovito) ou encore le véhicule de Studio Orta, comme toujours préoccupé par les personnes en situation de précarité (Unité d’intervention mobile). Un peu à l’écart, au Patio de la mairie d’Anglet, une présentation de sculptures par le plasticien palestinien Abdul Rahman Katanani (Jardin d’Oliviers) est un autre exemple d’un artiste qui est aussi un citoyen.

« Rivage, Rivages », jusqu’au 2 novembre, Anglet, tél : 05 59 58 35 60. www.lalittorale.anglet.fr 

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°466 du 28 octobre 2016, avec le titre suivant : En Bref : La Biennale d'Anglet

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