Campana, riche collection de bijoux antiques

Par Laure Meyer · L'ŒIL

Le 1 novembre 2005

Dans la mémoire des amoureux du Louvre, le nom de Campana fait surgir d’innombrables silhouettes, figures noires et figures rouges, aux flancs des poteries grecques. Mais la curiosité du marquis Giovanni Pietro Campana di Cavelli (1808-1880) embrassait aussi les antiquités étrusques et romaines, leurs bronzes, bijoux et monnaies, et les primitifs italiens. Trop gourmand, accusé de malversations, le marquis fut arrêté, exilé et sa collection mise en vente par l’État pontifical puis acquise en grande partie par le gouvernement français en 1861. Pour les bijoux antiques, c’est l’une des plus vastes collections, et le Louvre en expose plus de cent cinquante pièces essentiellement étrusques mais aussi grecques, héllénistiques, romaines, gallo-romaines ou byzantines. L’or semble couler à flots, parfois associé à des pierres dures. Le collier aux scarabées en or et filigrane retrouvé à Vulci est bien étrusque, mais des œuvres du iiie-iie siècle av. J.-C. comme les boucles d’oreilles avec tête de noir en or et ambre, ou le bracelet en or à plusieurs spires en forme de serpent, plus difficiles à situer géographiquement, exigent d’être admirés pour leur pure beauté formelle. Pareils trésors devaient être largement copiés, en particulier par la maison Castellani fondée en 1814. La mode était à l’Antiquité. Fortunato Castellani (1794-1865), orfèvre, antiquaire et marchand, entreprit de rivaliser avec ces bijoux antiques qu’il fut chargé de restaurer en 1859. L’exposition présente certaines de ces créations à côté des originaux.

« Trésors antiques, bijoux de la collection Campana », PARIS, musée du Louvre, aile Richelieu, Ier, tél. 01 40 20 53 17, 21 octobre-16 janvier 2006.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°574 du 1 novembre 2005, avec le titre suivant : Campana, riche collection de bijoux antiques

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