Vendredi 19 octobre 2018

Art contemporain

La statue de petite fille de Wall Street maintenue jusqu'en 2018

Par LeJournaldesArts.fr (avec AFP) · lejournaldesarts.fr

Le 28 mars 2017 - 339 mots

NEW YORK / ETATS-UNIS

NEW YORK (ETATS-UNIS) [27.03.17] - La statue de petite fille campée face au taureau de Wall Street va rester en place jusqu'en mars 2018, a indiqué lundi le maire de New York, Bill de Blasio, pour qui l'oeuvre « résonne avec notre époque. »

La statue, baptisée « Fearless Girl » (la petite fille qui n'a peur de rien), a été installée le 7 mars à New York avec l'accord de la mairie par le gestionnaire d'actifs State Street Global Advisors. Le groupe financier marquait ainsi le lancement d'une campagne pour inciter les sociétés dans lesquelles il investit à augmenter le nombre de femmes dans leurs conseils d'administration. L'image de la petite fille a très vite fait le tour du monde, beaucoup s'en saisissant comme d'un étendard pour les droits des femmes face à l'administration Trump, accusée de vouloir les rogner.

Installée initialement pour une semaine, elle a bénéficié d'une prolongation jusqu'au 2 avril, puis d'un renouvellement jusqu'à la prochaine journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2018. La petite fille fait face à une autre statue, celle du célèbre taureau de Wall Street, baptisée « Charging Bull » (taureau chargeant), installée en décembre 1989 par le sculpteur italo-américain Arturo Di Modica pour symboliser « la force et le pouvoir du peuple américain. »

La statue « représente beaucoup pour les gens de New York, en particulier les femmes et les filles », a déclaré Bill de Blasio lors d'un point de presse organisé lundi devant la statue. Elle « résonne avec notre époque », a poursuivi le maire, qui a précisé que les agences municipales concernées avaient voté en faveur du maintien.

Pour la présidente du district de Manhattan, Gale Brewer, l'artiste Kristen Visbal a aussi choisi une petite fille pour montrer aux jeunes filles qu'il est possible de se faire sa place à Wall Street. « On peut publier tous les rapports qu'on veut, ils n'auront pas la portée symbolique d'une sculpture », a-t-elle martelé, évoquant un récent rapport parlementaire qui indiquait que moins de 20% des sièges d'administrateurs des sociétés du S&P 500 étaient occupés par des femmes.

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