Justice

Trois archéologues amateurs condamnés à Caen

Par Jérémie Glaize · lejournaldesarts.fr

Le 16 juillet 2018 - 301 mots

Trois hommes, âgés de 25 à 36 ans, étaient jugés jeudi 12 juillet pour le « pillage » d’un site archéologique.

Détectoriste chasseurs de trésor détecteur de métaux
Détectoriste lors d'une fouille
Photo Pxhere

Trois « chasseurs de trésor » amateurs étaient jugés jeudi 12 juillet au tribunal correctionnel de Caen, pour avoir fouillé et dégradé un site archéologique au début de l’année 2014, comme le rapporte le Parisien.  

Alors qu’ils encourraient jusqu’à dix ans de prison et 150 000 euros d’amende, les trois prévenus, au casiers vierges, ont finalement écopé de peines allant de trois à neuf mois de prison avec sursis ainsi que d’amendes allant de 400 à 1 300 euros.

Se présentant comme des « passionnés d’histoire », leurs recherches les avaient conduit à prospecter un site bien spécifique, référencé sur plusieurs cartes archéologiques nationales et « accueillant un important dépôt de monnaies gallo-romaines », comme l’a rappelé le président du tribunal. 

Equipés de détecteurs performants coûtant jusqu’à trois mille euros, les trois hommes n’ont pas mis longtemps avant de faire bonne récolte : 227 monnaies médiévales, romaines et gauloises, une poignée d’épée et une hache, vieille de plusieurs milliers d’années.

Témoin de la scène, un archéologue de la Direction régionale des affaires culturelles  enregistre la scène avec un appareil photo, permettant interpellations et perquisitions chez les individus – dont l’un d’eux pratiquait la prospection jusqu’à trois fois par semaine. 

« Le pillage est un fléau. On parle ici de la destruction d’un site archéologique » déclare la représentante du parquet, avant d’ajouter « qu’on ne peut pas aller détecter comme on va ramasser des champignons »

Si des archéologues amateurs font parfois des découvertes majeures, cette prospection normande a quant à elle dégradé le site. 

Les trois hommes ne disposaient pas des autorisations nécessaires, bien que l’un d’eux prétendait avoir obtenu une autorisation verbale du propriétaire du champ, insuffisante si avérée. 
 

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