Sotheby’s, société de vente aux enchères

Par Armelle Malvoisin · Le Journal des Arts

Le 15 janvier 2008 - 234 mots

Poussée par la concurrence, la maison Sotheby’s a pris conscience de l’importance du marché de l’art parisien. En mars 2007, elle annonce plusieurs développements en France qui font de sa filiale à Paris l’un des piliers de la stratégie mondiale du groupe, avec pour objectif un accroissement de son activité dans l’Hexagone. Cela passe par un renforcement des équipes, initié déjà en 2006 avec l’arrivée en France de Nathalie Brunel à la direction du département Business Development, et de Patrick Masson, nouveau directeur des ventes en France. En 2007, Bruno Vinciguerra, nouveau directeur du développement stratégique mondial, a entamé sa mission à Paris afin d’identifier les axes de développement pour Sotheby’s en France. Sotheby’s fait l’acquisition de la SVV Calmels-Cohen. Philipp de Württemberg est promu au rang vice-président de Sotheby’s Europe, et Guillaume Cerutti lui succède au poste de président de Sotheby’s France. Enfin, Serge de Ganay, président de la banque privée Quilvest, devient membre du comité consultatif international de Sotheby’s. Fin 2007, les premiers effets sont déjà probants. Avec 119 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel, Sotheby’s France enregistre un résultat supérieur aux chiffres des années 2005 et 2006 cumulés. Autre signal fort : la vente de Seated Woman (Portrait of Muriel Belcher) (1961), un tableau de Francis Bacon importé des États-Unis pour être proposé à Paris le 12 décembre dernier. Estimé au mieux 10 millions d’euros, il a été adjugé 13,7 millions d’euros, la plus haute enchère en France depuis 1989.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°273 du 18 janvier 2008, avec le titre suivant : Sotheby’s, société de vente aux enchères

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