Mardi 11 décembre 2018

Paris centre

L’atelier de Claude Closky

Par Philippe Piguet · L'ŒIL

Le 20 mars 2013 - 351 mots

Voilà plus de vingt ans, quand il a cherché un atelier où pouvoir s’établir, Claude Closky s’est immédiatement mis en tête qu’il lui fallait être dans le centre de Paris. Simple question de commodité.

C’est que l’artiste aime à se déplacer à vélo, alors autant éviter de trop longs trajets. Ses recherches l’ont conduit dans le quartier du Sentier où un immeuble, jadis occupé par des ateliers d’artisans, s’était transformé au fil du temps en ateliers d’artistes.

Installé au quatrième, s’il n’a d’autre vue que les enseignes des commerçants, il bénéficie d’une très belle lumière qui l’a même obligé à atténuer la transparence de ses carreaux. D’autant qu’il passe le plus clair de son temps sur ses ordinateurs – pas moins de quatre, sans compter les portables. Cela dit, ses quelque 65 m2 qui ne lui servent que de bureau sont totalement encombrés, aussi la lumière est-elle bienvenue. Des piles de bouquins, de catalogues, de revues, de magazines s’entassent dans tous les recoins, contre les murs et sur les étagères.

Closky adore tout ce qui touche à l’édition, à l’imprimé. Il ne cesse de fabriquer des livres. Il en collectionne. On aperçoit d’ailleurs ici et là quelques perles rares dont les catalogues de « Quand les attitudes deviennent forme » et de la Documenta 5 ainsi qu’un exemplaire culte de Vostell. Bureaux Knoll, vieux meubles et quelques œuvres de collègues artistes viennent décorer un lieu qui ressemble plus à une de ces boutiques de vieux livres qu’à l’atelier d’un artiste contemporain.

Le parcours de Closky par Closky, du 2e au 11e arrondissement :

1. Aller au rayon dentifrice du supermarché au coin de la rue Réaumur et du boulevard Sébastopol (à deux pas de mon atelier) admirer les Rembrandt.

2. Au départ de l’avenue de la République, 800 m2 de grande surface spécialisée en électroménager renferment une importante collection de Bosch.

3. Remonter jusqu’au numéro 62, un garage Citroën présente des Picasso blanc banquise, bleu kyanos, gris aluminium, gris fer, hickory, nocciola et noir onyx.

4. Écouter Dead Man Ray et Hello Dalí­ à L’International, 5, rue Moret.

Claude Closky

 

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°656 du 1 avril 2013, avec le titre suivant : L’atelier de Claude Closky

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