Vendredi 21 février 2020

Archéologie

Sous les ruines de Pompéi, 10 bombes non désamorcées sommeillent

Par Antonin Gratien · lejournaldesarts.fr

Le 15 juillet 2019 - 363 mots

POMPEI / ITALIE

Selon les responsables du site archéologique, les explosifs datant de la 2e Guerre Mondiale ne représentent aucun danger.

Vue de Pompéi et ses ruines, et son volcan le Vésuve
Vue globale de Pompéi et ses ruines, et son volcan le Vésuve
Photo ElfQrin

Cette fois, ce n’est pas la découverte de nouveaux joyaux antiques qui fait l’actualité de Pompéi. Le journal italien Il Fatto Quotidiano a révélé récemment qu’une dizaine de bombes encore actives étaient enfouies sous le site archéologique de l’ancienne cité romaine, engloutie par les cendres de l’éruption du Vésuve en octobre 79.

Les explosifs furent largués en août 1943 durant les 9 raids aériens menée par les forces alliées qui croyaient – à tort – que des troupes allemandes campaient à Pompéi. Le bombardement détruisit plusieurs vestiges que les autorités italiennes reconstruisirent après-guerre. 

« Sur les 165 bombes lâchées, 96 ont été localisées et désamorcées, les autres ont atterri dans une partie du site qui n’a pas encore été excavé. La plupart d’entre elles ont explosé, mais au moins 10 sont toujours actives », a indiqué le journal italien. Son enquête est basée sur des documents exclusifs fournis par la National Aerial Photographic Archive (NCAP), et la consultation d’experts.

La nouvelle a suscité l’inquiétude des archéologues qui craignent que les bombes éclatent lors d’une fouille, mettant en péril le site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que des vies humaines.

Un scénario à propos duquel le directeur du site archéologique, Massimo Osanna, s’est montré rassurant. « Une bombe non désamorcée avait explosé il y a 30 ans. Il est toutefois impossible que cet évènement se reproduise puisque, en vertu de la loi, nous travaillons désormais avec des ingénieurs militaires chargés d’analyser au préalable les sites que nous projetons d’excaver » a-t-il déclaré au Telegraph.

Actuellement, seuls deux tiers de la zone archéologique de Pompéi ont été fouillées et rendues publiques. Pour sécuriser l’excavation des 22 hectares restants, les employés militaires étudient le sol, mètre par mètre, à l’aide de magnétomètres qui révèlent la présence de métaux.

Loin de se limiter à Pompéi, la menace d’explosifs non désamorcés concerne l’ensemble de l’Italie, touchée par près d’un million de bombes larguées entre 1943 et 1945. Selon le ministère de la Défense, des milliers de bombes actives datant de la 2nd Guerre Mondiale sont neutralisées chaque année. 

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