Vendredi 10 juillet 2020

Eglise - Restauration

Notre-Dame de Paris : début des opérations de démontage de l'échafaudage

Par LeJournaldesArts.fr (avec AFP) · lejournaldesarts.fr

Le 8 juin 2020 - 345 mots

PARIS

Les opérations de démontage de l'échafaudage de Notre-Dame de Paris, déformé et soudé par la chaleur de l'incendie de la cathédrale en avril 2019, ont débuté lundi, a constaté un journaliste de l'AFP, même si les cordistes n'arriveront que mardi.

 Vue des échafaudages de la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 21 avril 2019. © Sukkoria
Vue des échafaudages de la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 21 avril 2019.
Photo Sukkoria

Vers 9h45, des ouvriers ont commencé à monter à l'intérieur de l'échafaudage, via un ascenseur, pour des vérifications. « Dans une opération comme celle-ci, c'est comme dans une fusée avant le décollage, c'est le "check-up" final avant l'arrivée des cordistes » mardi, a indiqué Christophe Rousselot, délégué général de la fondation Notre-Dame. « L'un des points-clé est la stabilité de la voûte. Quand tout cela sera réglé, on sera très soulagés car la cathédrale sera sauvée », a-t-il estimé, évoquant « une opération très sensible, très compliquée, avec un facteur de risque non négligeable ». « Il peut y avoir des morceaux qui tombent de l'échafaudage et fragilisent telle ou telle partie des murs de la cathédrale », a développé M. Rousselot.

Cet échafaudage est constitué de 40 000 pièces, de 200 tonnes dont la moitié se trouve à plus de 40 mètres de haut. Il avait été installé pour la restauration de la flèche de la cathédrale gothique. S'il a résisté à l'effondrement de la flèche lors de l'incendie du 15 avril 2019, il a été déformé par la chaleur. Il a dans un premier temps été « consolidé puis ceinturé de poutres métalliques sur trois niveaux afin de le stabiliser et d'empêcher tout risque d'écroulement », a rappelé dimanche l'établissement public chargé de la restauration de la cathédrale.

Un second échafaudage a été mis en place et à partir de lundi, « deux équipes en alternance de cinq cordistes descendront au plus près des parties calcinées pour découper, à l'aide de scies sabres, les tubes métalliques fondus les uns sur les autres ». Cette opération doit se dérouler tout au long de l'été. Le chantier de Notre-Dame a connu de nombreux aléas entre l'instauration de mesures contre la contamination au plomb, des intempéries fin 2019 et la crise du coronavirus. Il a repris progressivement fin avril.

Cet article a été publié par l'AFP le 8 juin 2020.

Thématiques

Tous les articles dans Patrimoine

Le Journal des Arts.fr

Inscription newsletter

Recevez quotidiennement l'essentiel de l'actualité de l'art et de son marché.

En kiosque