Samedi 15 décembre 2018

Des archives vivantes

Le Castello di Rivoli documente les avant-gardes italiennes

Par Le Journal des Arts · Le Journal des Arts

Le 25 août 2000 - 410 mots

La documentation complète de l’œuvre de sept artistes italiens contemporains sera rassemblée au Castello di Rivoli, qui renforce ainsi son rôle actif dans la promotion de la création cisalpine.

RIVOLI - L’initiative dote le Castello di Rivoli d’un centre de documentation qui, comme l’a rappelé sa directrice Ida Gianelli revêt une importance de premier ordre pour les experts, les étudiants et les conservateurs qui s’intéressent à l’art contemporain italien. Le projet est novateur : le Castello collectera tout le matériel documentaire concernant sept artistes vivants, quatre déjà reconnus, Pier Paolo Calzolari, Giuseppe Penone, Giulio Paolini et Enzo Cucchi et trois plus jeunes, mais présents dans les collections, Mario Airò, Alessandra Tesi et Grazia Toderi. Les documentalistes rassembleront catalogues d’expositions personnelles et collectives, monographies, publications des artistes, textes critiques, coupures de presse nationale et internationale, vidéos, invitations, affiches, etc. Parallèlement sera menée une campagne de rédaction de fiches scientifiques et iconographiques sur les œuvres. “Je dois avouer que l’idée de me voir ‘catalogué’ et documenté ne m’attirait guère au début, simplement parce que j’ai pour habitude d’aller de l’avant et non de me tourner vers mon passé”, explique Giulio Paolini, “j’ai accepté car la proposition m’a été faite par Ida Gianelli et le Castello di Rivoli qui se distingue actuellement par une action n’ayant rien à voir avec l’effet spectacle recherché par les autres musées.” Si Calzolari, tout en rappelant que l’archivage doit conserver un aspect vivant, a manifesté sa gratitude au musée pour le travail effectué, Penone a pour sa part souligné l’importance de la documentation, y compris celle disponible sur l’Internet, pour la compréhension des œuvres. La mise en réseau est essentielle pour Grazia Toderi : “Je constate un prolongement positif entre mon travail et sa diffusion via l’Internet, même si je ne suis pas experte en haute technologie.” Les archives de Cucchi seront consultables les premières, puis celles de Paolini et Penone (avant fin 2000) et enfin celles de Calzolari. Le travail pour Airò, Tesi et Toderi sera plus facile étant donné le jeune âge des artistes. Un accord de coopération a également été conclu avec le Musée du Cinéma qui vient d’ouvrir au Mole Antonelliana pour des publications et la mise en place d’archives communes de films et de vidéos d’artistes. Le musée consacrera périodiquement un espace aux installations vidéo qui sera inauguré par Grazia Toderi. Le président, Mario Ricciardi, a en outre annoncé son intention d’organiser des festivals de films consacrés à l’art et aux artistes.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°109 du 25 août 2000, avec le titre suivant : Des archives vivantes

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