Dimanche 16 décembre 2018

Recherche

Des analyses ADN pour retrouver des descendants du Caravage et élucider le mystère de sa mort

Par LeJournaldesArts.fr · lejournaldesarts.fr

Le 15 mars 2010 - 355 mots

ROME / ITALIE

ROME (ITALIE) [15.03.10] – Quatre cents ans après sa mort, Michelangelo Merisi, dit le Caravage entretient toujours le mystère. Mais des tests ADN sur des restes humains pourraient bientôt élucider l’énigme de sa mort et retrouver des descendants du peintre.

Des chercheurs des universités de Ravenne et Bologne, vont effectuer des tests ADN sur des restes humains reposant dans une crypte en Toscane dont l’un deux pourrait être celui du peintre. Les scientifiques concentrent aujourd’hui leurs recherches sur neuf corps envoyés à Ravenne pour datation. Les tests devront chercher des traces de maladies – malaria ou fièvre typhoïde ou autre – qui auraient pu causer la mort du Caravage rapporte The Independent.

Ils espèrent pouvoir comparer les échantillons d’ADN de la crypte avec ceux de proches du peintre. Début mars des scientifiques se sont rendus dans la ville septentrionale de Caravage – où l’artiste a grandi et d’où il porte son nom – afin d’effectuer des tests ADN sur des descendants possibles du peintre, certains portant le même nom – Merisi – ou des dérivations de celui-ci. Caravage mourut sans enfant, c’est pourquoi l’équipe examine le patrimoine génétique de ses proches.

« Si nous avons suffisamment de chances pour découvrir le crâne du Caravage, nous pourrons aussi faire une reconstitution de son visage comme nous l’avons fait en 2007 pour Dante » a déclaré Silvano Vinceti, le controversé détective, qui collabore avec les chercheurs des deux universités.

Les spécialistes ont élaboré plusieurs hypothèses sur la mort du Caravage. Selon les versions, il serait mort du paludisme sur une plage de Toscane, fauché par les Chevaliers de l’Ordre de Malte avec le consentement implicite du Vatican ou plus prosaïquement sur un lit d’hôpital. En 2001, un chercheur italien a dit avoir retrouvé le certificat de décès du peintre démontrant qu’il était mort après trois jours d’hospitalisation et enterré dans le cimetière de San Sebastiano, là où les chercheurs ont exhumé les corps en cours d’analyse.

L’affaire agite le monde de l’art, surtout en Italie où une véritable « caravagiomania » voit le jour avec les nombreuses célébrations qui marquent les quatre cents ans de sa mort.

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