Rétrospective

10 avril 2018, la France et l’Arabie saoudite signent un accord pour la valorisation du site d’Al-Ula

Par Marie Zawisza · lejournaldesarts.fr

Le 24 décembre 2018 - 168 mots

RIYAD / ARABIE SAOUDITE

Sur le modèle du Louvre Abu Dhabi, la France va aider le royaume à développer un site archéologique pour en faire un lieu touristique

Monument Riyad
Monuments excavés du site d'Al-Hijr dans la région d'Al-Ula
© UNESCO

L’Arabie saoudite, un désert culturel ? Plus pour longtemps grâce à la coopération de la France. Car le berceau du prophète Mahomet s’enorgueillit désormais de ses « 4 000 ans d’histoire ». Le 10 avril, à Paris, l’Arabie saoudite a en effet signé un partenariat avec la France – qui possède la « meilleure école d’archéologie au monde », explique Ryad – pour mettre en valeur un site archéologique en plein désert, inscrit au patrimoine mondial par l’Unesco : le site d’Al-Ula, remarquable pour ses tombes monumentales, construites à même la roche par les Nabatéens, bâtisseurs de Pétra, en Jordanie. L’accord s’inscrit dans le cadre de « Vision 2030 », un plan de diversification de l’économie porté par le prince héritier Mohammed ben Salman. Le chantier, qui comprend un musée de la civilisation nabatéenne, est estimé entre 50 et 100 milliards d’euros. L’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi en octobre 2018 n’a pas remis en cause cet accord.

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