Mercredi 12 décembre 2018

Paris, ville lumière

Par Jean-Christophe Castelain · Le Journal des Arts

Le 25 octobre 2016 - 344 mots

Alors que la fréquentation touristique a enregistré une baisse à Paris de 10 % fin août 2016 selon le Quai d’Orsay, trois événements majeurs viennent redonner un peu d’optimisme et confirmer que sur le moyen et long terme, la capitale garde intact son pouvoir d’attraction. La Foire internationale d’art contemporain 2016, malgré le repli sur le Grand Palais compensé par la piétonnisation de l’accès au Petit Palais, a su tenir son rang et attirer les grandes galeries étrangères à défaut d’avoir fait le plein des collectionneurs, notamment américains. La même semaine était coup sur coup inaugurés le Centre spirituel et culturel orthodoxe russe, revu et corrigé par Jean-Michel Wilmotte, et l’exposition événement de la collection Chtchoukine à la Fondation Vuitton, dont c’est la première sortie à l’étranger, précisément en France qui a vu naître la plupart des œuvres. Il était prévu que Vladimir Poutine soit présent aux deux manifestations, mais il a finalement délégué son ministre de la Culture, peu charismatique, et à qui nous consacrons un article dans ce numéro. Mais selon le patron de LVMH, Bernard Arnault qui a fait le tour des radios et télévision, le président russe devrait venir avant la fin de l’exposition. La semaine s’est achevée avec la donation des époux américains Marlene et Spencer Hays, la plus importante donation de la part d’étrangers depuis 1945 selon le ministère de la Culture, qui n’a pas pu remonter plus haut dans leurs archives. Estimée à 173 millions d’euros, elle surpasse la donation à l’État pour son musée à Avignon de l’ex-galeriste Yvon Lambert en 2011, estimée entre 50 et 100 millions d’euros. C’est un deuxième grand succès pour Guy Cogeval, personnalité complexe et contestée, mais dont il faut saluer ici la capacité à nouer des liens avec les collectionneurs, héritage de ses années canadiennes. Cinq ans auparavant, il avait convaincu Jean-Pierre Marcie-Rivière de donner à Orsay 140 œuvres de Bonnard et Vuillard. Outre l’ampleur de ces trois événements, on retiendra qu’ils concernent à la fois la création et le patrimoine, le Paris d’Amélie Poulain est aussi une ville créative.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°466 du 28 octobre 2016, avec le titre suivant : Paris, ville lumière

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