Vies éternelles

Par Le Journal des Arts · Le Journal des Arts

Le 23 septembre 2005 - 195 mots

« Les influences célestes peuvent faire pleuvoir des dons extraordinaires sur des êtres humains ; c’est un effet de la nature, mais il y a quelque chose de surnaturel dans l’accumulation débordante chez un même homme de la beauté, de la grâce et de la puissance : où qu’il s’exerce, chacun de ses gestes est si divin que tout le monde est éclipsé et on saisit clairement qu’il s’agit d’une faveur divine qui ne doit rien à l’effort humain. Tel fut Léonard de Vinci. » Poésie, admiration et panache, tels sont les ingrédients des Vies de Giorgio Vasari. Texte fondateur, ces biographies des artistes de la Renaissance, de Cimabue à Titien, ont fait la renommée du peintre et architecte toscan. Nul n’échappe à sa plume tantôt hagiographique, tantôt intimidée. André Chastel avait dirigé la traduction et le commentaire de cette édition datant de 1980 et rééditée aujourd’hui par Actes Sud. Son analyse scientifique vient judicieusement recadrer chacune de ces Vies. On apprend par exemple que Vasari parle de la Mona Lisa sans l’avoir jamais vue…

Giorgio Vasari, Les Vies des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes, éditions Actes Sud, 2005, en 2 volumes de 1 600 p. et 2 400 p. respectivement, 59 euros, ISBN 2-7427-5769-4.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°221 du 23 septembre 2005, avec le titre suivant : Vies éternelles

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