Une histoire générale de l'art de l'autoportrait

L'ŒIL

Le 1 mai 2006

Aussi étonnant que cela puisse paraître, jamais une véritable histoire générale de l’art de l’autoportrait n’avait été envisagée avant l’ouvrage d’Omar Calabrese. Pourtant, l’autoportrait est devenu au fil du temps un genre reconnu­, et même apprécié du grand public, à en croire l’engouement pour l’exposition « Moi ! Autoportraits du xxe siècle », qui s’est tenue en 2004 au musée du Luxembourg. Il est vrai que lorsqu’on connaît les toiles d’un Botticelli, d’un Caravage, d’un Corot ou encore d’un Poussin, il est toujours curieux de découvrir leur ­visage.
La vision que l’artiste porte sur lui-même est révélatrice de son temps. Révé­latrice aussi du regard que les autres portent sur lui, autrement dit de son statut dans la société.
Certains comme Dürer, Rembrandt ou Van Gogh ont excellé dans l’art de l’autoportrait. Ces artistes en ont tellement réalisé dans leur carrière qu’il serait possible d’y déceler les traces du temps sur leur visage, leur ascension sociale, ou bien même leur déchéance psychique pour le cas de Van Gogh. Une histoire complexe d’un genre narcissique par excellence.

Omar Calabrese, L’art de l’autoportrait, Citadelles & Mazenod, 2006, 390 p., 174 €.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°580 du 1 mai 2006, avec le titre suivant : Une histoire générale de l'art de l'autoportrait

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