travelling panorama sur « Godard »

Par Christine Coste · L'ŒIL

Le 25 août 2014 - 196 mots

Essai Le dernier Festival de Cannes a rappelé les tumultueuses relations qu’entretient Jean-Luc Godard avec la Croisette, et plus largement son hostilité envers tout système auquel n’échappe pas le musée.

La romanesque histoire de l’exposition Godard au Centre Pompidou en 2006, qui vit le départ de son commissaire Dominique Païni six mois avant son ouverture et le remplacement du projet initial par « Voyage(s) en utopie », en est l’illustration. En son temps, les controverses sur l’œuvre finale ont été multiples. Anne Marquez, qui fut assistante stagiaire sur l’exposition, revient sur cette confrontation en transformant le sujet de son mémoire à l’École du Louvre en 2008 en un essai remarquable sur cette aventure esthétique et artistique. À partir des documents de travail inédits du projet auxquels elle a eu accès, de l’histoire même de son évolution qu’elle reconstitue, Anne Marquez décrypte minutieusement sa trajectoire sur cinquante années de création. Limpide, la lecture de Godard, le dos au musée éclaire en particulier les raisons du goût du cinéaste pour les fractures. L’auteure avance aussi de nouveaux théorèmes pour un cinéma que l’on ne revoit plus tout à fait de la même manière avec avoir refermé le livre.

Anne Marquez, Godard, le dos au musée. Histoire d’une exposition, Les Presses du Réel, 408 p, 22 €.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°671 du 1 septembre 2014, avec le titre suivant : travelling panorama sur « Godard »

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