Saint-Pétersbourg, la genèse du faste russe

L'ŒIL

Le 1 mai 2006

Au commencement il y avait des plaines, hostiles et marécageuses, peuplées de barbares. C’est en tout cas l’image que les Occidentaux si fiers de leur raffinement avaient de la lointaine Russie. Puis il y eut un tsar, Pierre le Grand, qui, au tournant du XVIIIe, décida d’insuffler à ce désert blanc toute la magnificence qu’on lui connaît aujourd’hui. Pour rendre hommage au souverain, et à l’écrin fastueux de son pouvoir, les éditions Place des Victoires consacrent un ouvrage à cette ville sortie de terre, il y a 300 ans.
Le tsar, admiratif des splendeurs versaillaises, s’entoura des plus grands ingénieurs et architectes venus des cours allemande, française et italienne pour constituer la plus occidentale des villes de l’Est.
Loin de la capitale Moscou, Pierre Ier et sa fille Catherine II firent édifier de somptueux palais sur les rives de la Neva. Le livre propose une incursion au cœur d’une cité qui fît rêver nombre d’Occidentaux, dont Voltaire et Alexandre Dumas.
Jardins, résidences privées et autres édifices religieux sont magnifiquement mis en valeur au gré des pages, richement illustrées.

B. de Montclos, Civilisations de Saint-Pétersbourg, Éditions Place des Victoires, 39,95 €.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°580 du 1 mai 2006, avec le titre suivant : Saint-Pétersbourg, la genèse du faste russe

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