Samedi 28 novembre 2020

L’INP souffle ses bougies

Par Margot Boutges · Le Journal des Arts

Le 17 novembre 2010 - 364 mots

À l’occasion de son vingtième anniversaire, l’Institut national du patrimoine (INP), à Paris, qui forme conservateurs et restaurateurs, questionne le devenir des deux professions à travers le colloque « Conserver, restaurer demain » organisé à l’Institut national d’histoire de l’art (INHA), à Paris, les 23 et 24 novembre.

L’occasion de  dresser un état de la conservation et de la restauration en France et à l’étranger en abordant les contingences auxquelles les musées doivent aujourd’hui s’adapter. 

Le matin du 23 novembre fera office d’introduction à ce qui apparaît comme une dissertation bien huilée. Après un rappel de l’histoire de l’institution, les conférences « Conserver et restaurer en Europe, histoire, figure, évolution » et « Conserver, exposer, communiquer en Europe aujourd’hui » définiront les termes du sujet. Elles mettront en avant les deux missions des élèves de l’INP : préserver l’œuvre de sa dégradation et la présenter au public. L’après-midi sera dédié à la seule conservation. Entre table ronde et conférences, les figures du « conservateur, ses partenaires et ses concurrents » seront convoquées pour tenter de trouver l’équilibre entre les deux versants qu’abrite la même profession : un conservateur peut-il réconcilier le scientifique et l’administrateur qui l’habitent sans devenir schizophrène ? 

Le matin du 24 novembre laissera le champ libre à la restauration. Les intervenants reviendront d’abord sur le mariage forcé et réussi entre l’Institut de formation des restaurateurs d’œuvres d’art et l’ancienne École nationale du patrimoine qui a permis à l’établissement d’accueillir son département de restaurateurs en 1996. Le colloque se conclura par le décryptage de quelques tendances à venir au sein du musée. « La chasse au public », « La dictature de la technique », « Les musées et la mondialisation » sont autant de préoccupations qui font l’actualité et divisent les professionnels. Mais le président du colloque et ancien président du Louvre Pierre Rosenberg fera fi des querelles pour livrer le mot de la fin : « éthique ». Lors d’une conférence intitulée « La prééminence donnée aux scientifiques », il confortera l’INP dans sa mission régalienne et la singularité de sa formation.

Conserver, restaurer demain,

le 23 et 24 novembre à l’INHA, entrée libre sur inscription obligatoire auprès de marie-christine.vigutto@inp.fr, www.inp.fr

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°335 du 19 novembre 2010, avec le titre suivant : L’INP souffle ses bougies

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