L’Ermitage

Par Le Journal des Arts · Le Journal des Arts

Le 1 décembre 1995 - 300 mots

Avec une luxueuse présentation en coffret, par le nombre, la richesse de ses illustrations et le choix de son sujet – les chefs-d’œuvre du musée –, L’Ermitage est incontestablement l’archétype du beau livre.

Les Éditions de la Martinière publient la version française d’un ouvrage paru il y a un an en Grande-Bretagne, qui ne tient pas compte des soixante-quatorze tableaux impressionnistes et postimpressionnistes saisis en Allemagne et récemment exposés. Les mêmes éditions ont publié, en septembre, ces tableaux sous le titre Les trésors retrouvés.

L’Ermitage conservant environ trois millions d’œuvres, qui embrassent vingt-quatre millénaires de l’histoire du monde, une sélection des "chefs-d’œuvre" s’est imposée. L’ouvrage est bâti en deux volumes. Divisé en cinq sections – cultures anciennes, antiquités classiques, arts de l’Orient, monnaies et médailles, armes et armures –, le premier s’intéresse aussi bien à l’or des Scythes, aux statuettes de Tanagra qu’aux décorations de l’ancienne Russie. Tous les textes, toutes les notices ont été rédigés par des conservateurs de l’Ermitage. Leurs études, prévient l’éditeur, ont été "corroborées" par des spécialistes britanniques, conservateurs, universitaires, et même des experts de Sotheby’s…

Le second volume, consacré aux départements "Art de l’Europe occidentale" et "Art et culture russes" permet au lecteur de retrouver certaines des toiles les plus célèbres du musée, comme la Danse de Matisse. Dans ses sept pages d’introduction, l’ancien directeur, Vitali Souslov, se borne à relever que "dans les années trente et quarante, on vit s’ajouter les merveilleuses collections d’impressionnistes et de postimpressionnistes rassemblées par S. I. Chtchou­kine et I. A. Morozov". Pas un mot sur les réquisitions opérées. Le livre se regarde, il n’est pas là pour troubler le plaisir.

L’Ermitage, Éditions de la Martinière, 2 volumes reliés sous jaquette dans un coffret, 1 572 p., 1 410 ill., 1 595 F jusqu’au 31 décembre, 1 950 F ensuite.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°20 du 1 décembre 1995, avec le titre suivant : L’Ermitage

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