Le marché est-il bienveillant pour les artistes ?

\"artistes et marchés\"

Par Jean-Christophe Castelain · L'ŒIL

Le 27 février 2008

%26laquo; Le mauvais sort fait aux artistes dans une %26eacute;conomie de march%26eacute;. %26raquo; Le titre du deuxi%26egrave;me chapitre a le m%26eacute;rite de la clart%26eacute;. L%26rsquo;art autonome, non li%26eacute; %26agrave; une commande, est une invention r%26eacute;cente, explique Xavier Greffe.

Il n’échappe pas aux règles de l’économie de marché, pour le meilleur et pour le pire, surtout pour le pire : les artistes superstars sont une poignée en regard de la foule des peintres anonymes et désargentés, la valeur intrinsèque des œuvres pèse moins que leur marketing, les plus-values profitent surtout aux collectionneurs. Et même si l’art contribue à rendre meilleure l’économie, contribue à civiliser la société et participe au développement local, les artistes, dans ces nouveaux modèles, perdent leur autonomie pour devenir des ouvriers des industries culturelles.
Autant l’argumentation de l’auteur, professeur d’économie, est riche quand il décrit l’évolution de l’art, les mécanismes du marché et l’instrumen­talisation de l’art, autant elle est un peu courte quand il s’agit de démontrer le « mauvais sort fait aux artistes ». Et elle passe à côté de l’essentiel : la liberté de devenir artiste. À cette réserve près, c’est un ouvrage passionnant.

Xavier Greffe - Artistes et marchés
La Documentation française, 304 p., 19,30 €.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°600 du 1 mars 2008, avec le titre suivant : Le marché est-il bienveillant pour les artistes ?

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