L’art islamique sur les rives de la Méditerranée

L'ŒIL

Le 1 février 2006

Méconnu et universel, déroutant et fascinant, les paradoxes sont nombreux pour qui évoque l’art musulman. Henri Steiner, spécialiste du monde arabe, lève le voile sur une période faste de l’architecture islamique, des rives andalouses aux confins de l’Anatolie.
Respectant les règles édictées par le prophète, le Dôme du rocher de Jérusalem pose au viie siècle les prémices d’une architecture prolifique, dont le rayonnement s’étendra jusqu’au sud de l’Espagne, comme en témoigne la mosquée de Cordoue, admirée et imitée par tant de disciples bâtisseurs. Jusqu’au XVIIIe siècle, l’architecture musulmane n’aura de cesse de surenchérir dans le perfectionnement technique. De mosquées en madrasas, l’ornementation tient une place prépondérante. L’iconographie pourtant aniconique rivalise d’esthétisme, de mosaïques en faïence polychromes aux panneaux de stuc ciselés des sourates du Coran.
L’auteur nous plonge au cœur de cette émulation culturelle qui anima l’Occident musulman. Il renseigne sur comment des peuples déchirés par des rivalités économiques et politiques ont su s’enrichir mutuellement pour magnifier par la pierre leur unité confessionnelle.

Henri Steiner, L’Art de l’Islam en Méditerranée, d’Istanbul à Cordoue, Gründ, 300 p., 39,95 €.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°577 du 1 février 2006, avec le titre suivant : L’art islamique sur les rives de la Méditerranée

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