Mercredi 14 novembre 2018

Jérôme Delaplanche et Axel Sanson : "Peindre la guerre"

Faire la guerre et la représenter en peinture

L'ŒIL

Le 26 août 2009 - 191 mots

Voici un ouvrage original qui va peut-être faire mieux aimer les tableaux de bataille souvent ennuyeux.

Il retrace, à travers l’étude précise de tableaux célèbres, l’histoire de la représentation du pouvoir, de l’héroïsme et de la souffrance. Le décryptage des codes en vigueur à chaque époque permet au lecteur de saisir l’importance et la signification d’une bataille dans son contexte historique.
Lorsqu’il peint la guerre, l’artiste doit travailler autant les détails, par exemple le mouvement des corps et l’attitude des combattants, que la perspective du champ de bataille et le déplacement des troupes. Rendre compte et esthétiser ces événements fascinants et passionnels est donc un défi pour le peintre qui doit retranscrire la peur, la rage ou la détermination en préservant la véracité du récit sans tomber dans le pathos.
Des trois épisodes de La Bataille de San Romano (1432) par Uccello à En batterie de Detaille (1890), en passant par le dessin préparatoire de Léonard de Vinci pour sa fresque de La Bataille d’Anghiari (1504) au Palazzo Vecchio, la guerre en peinture méritait bien un livre.

Jérôme Delaplanche, Axel Sanson, Peindre la guerre, Éditions Nicolas Chaudun, 192 p., 35 €.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°616 du 1 septembre 2009, avec le titre suivant : Jérôme Delaplanche et Axel Sanson : "Peindre la guerre"

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