Fabienne Verdier, entre le geste et l’âme

Par Jean-Christophe Castelain · L'ŒIL

Le 29 janvier 2008

Fabienne Verdier est peintre et entend maintenant le faire savoir. Son histoire est connue depuis Passagère du silence, le livre qu’elle a écrit sur son séjour de dix ans en Chine, au cours duquel elle a appris la calligraphie avec maître Huang Yuan. Même si, avec modestie, elle ne s’estime pas suffisamment formée pour mériter le titre de calligraphe, sa peinture en est tout entière marquée. Le pinceau dessine sur un fond épuré de larges formes simples abstraites, qui évoquent irrésistiblement l’écriture chinoise. Elles plongent le regardeur dans une méditation que l’artiste espère aussi profonde que celle qui l’a elle-même conduite à les dessiner.
L’ouvrage alterne subtilement des reproductions de ses récentes créations avec des reportages (cela y ressemble) sur son nouvel atelier en région parisienne, conçu par un grand architecte. Partagée entre sa pudeur naturelle et son envie d’expliquer son travail, Fabienne Verdier se livre quelque peu dans un long entretien tout en floutant (inutilement) des images d’elle en train de peindre. Mais on en apprend assez pour être convaincu de la puissance de son geste pictural.

Fabienne Verdier, Entre ciel et terre, Albin Michel, 272 p., 75 €.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°599 du 1 février 2008, avec le titre suivant : Fabienne Verdier, entre le geste et l’âme

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