Mercredi 20 février 2019

Boubat Bobin

Édouard Boubat, Christian Bobin, Donne-moi quelque chose qui ne meure pas

Par Le Journal des Arts · Le Journal des Arts

Le 1 mars 1996 - 154 mots

Gallimard ne publie que rarement des livres de photographie. Tout nouveau-né est donc particulièrement remarqué.

Le dernier réunit Édouard Boubat et Christian Bobin pour un dialogue entre images et texte. Dès la couverture de Donne-moi quelque chose qui ne meure pas, on retrouve la sensibilité du photographe à travers un portrait de son petit-fils, l’oreille collée contre un coquillage, écoutant la mer.

Christian Bobin a les mots justes pour évoquer la délicatesse de Boubat, son travail, mais son texte ne dépasse pas l’émerveillement d’une rencontre et d’une complicité. Le lecteur reste sur sa faim, comme l’amateur de beaux livres. On regrettera le choix d’une maquette dépourvue d’originalité, l’emploi d’une typographie en gros caractères dont la taille change au cours de l’ouvrage, ainsi qu’une impression affadie des photographies. Le tout manque étrangement de vigueur.

Édouard Boubat, Christian Bobin, Donne-moi quelque chose qui ne meure pas, Gallimard, 112 p., 72 photographies noir et blanc, 175 F.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°23 du 1 mars 1996, avec le titre suivant : Édouard Boubat, Christian Bobin, <em>Donne-moi quelque chose qui ne meure pas</em>

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