Bauhaus : toutes les façettes d'une grande école

Par Jean-Christophe Castelain · L'ŒIL

Le 2 août 2007

S’il ne fut pas l’unique foyer du courant fonctionnaliste et géométrique de l’entre-deux-guerres, le Bauhaus fut le plus organisé et le plus fécond. Cela tient à la structure même qui l’a porté. Sous l’impulsion déterminante de son fondateur, Walter Gropius, l’école du Bauhaus entendait réconcilier art et industrie.
Les enseignements alternaient cours théoriques, pratiques en atelier et réalisations de prototypes de commandes. Tout cela sous la direction d’illustres maîtres : Kandinsky, Klee, Moholy-Nagy…
Le découpage de l’ouvrage en une multitude de chapitres répond naturellement au foisonnement des productions et doctrines du Bauhaus. Le livre abonde en photographies, maquettes, et documents divers accompagnés d’une légende étoffée. Les auteurs rompent avec le discours aseptisé habituel sur le sujet et n’hésitent pas à faire état des innombrables difficultés de l’institution, pour ainsi mieux mettre en évidence ses formidables réalisations : les rapports de force entre enseignants, la misogynie, le primat de l’architecture sur les autres ateliers, les intérêts commerciaux particuliers. Le texte souffre cependant d’une traduction laborieuse de l’allemand.

Jeanine Fieder et Peter Feierabend, Bauhaus , éditions”ˆPlace des Victoires, 640 p., 40 €.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°589 du 1 mars 2007, avec le titre suivant : Bauhaus : toutes les façettes d'une grande école

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