Architecture coloniale : goût français et traditions locales

L'ŒIL

Le 1 février 2006

Voici un livre bien dans l’actualité du débat politique sur le « rôle positif » de la France dans les anciennes colonies. Le colonialisme est vécu par certains comme un passé douloureux avec pour tout vestige un patrimoine mal assimilé et souvent nié voire même détruit à l’époque de l’indépendance. Cet ouvrage est une synthèse d’une table ronde entre architectes, conservateurs, urbanistes et historiens pendant laquelle ont été étudiés tous les édifices laissés par la France avant l’indépendance, où l’on prend en compte les signes du passé quel qu’il soit, tel qu’il est.
Au-delà donc de la polémique, le livre démontre la spécificité de cette architecture « métisse », savant mélange entre goût français et traditions locales. Études de cas à travers les continents : architecture officielle, villas privées, plans d’urbanisme analysés au moyen de sources encore délicates à explorer.
De très nombreuses solutions nouvelles ont ainsi pu être mises en œuvre, ayant après coup des répercussions sur l’architecture de la métropole.
Ni nostalgique donc, ni hostile, tout simplement scientifique et rigoureux.

Architecture coloniale et patrimoine : l’expérience française, coédition INP et Somogy, 2005, 191 p., 38 €.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°577 du 1 février 2006, avec le titre suivant : Architecture coloniale : goût français et traditions locales

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