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Tefaf New York Spring, les surprises

Par Marie Potard · Le Journal des Arts

Le 15 février 2017 - 627 mots

NEW YORK / ETATS-UNIS

Alors que la section Modern à Tefaf Maastricht peine à attirer les poids lourds de l’art moderne et contemporain, la liste de sa version new-yorkaise est inattendue.

NEW YORK - Il y a tout juste un an, Tefaf (The European Fine Art Fair) Maastricht annonçait son implantation aux États-Unis, à New York. Le lieu choisi – le Park Avenue Armory – étant un espace beaucoup plus restreint que le Maastricht Exhibition and Congress Centre (MECC), la manifestation a été scindée en deux. En octobre dernier s’est tenue la version d’automne, qui rassemblait essentiellement des marchands d’art ancien (tableaux et objets d’art). Du 4 au 8 mai prochain, le volet du printemps ouvrira ses portes pour une première édition, et cette fois ce sont les marchands d’art moderne, d’art contemporain et de design qui sont conviés.

En tout, les exposants seront au nombre de 92 ; fait surprenant, une quarantaine d’entre eux n’ont jamais exposé à Tefaf, ou bien ont déserté la foire hollandaise depuis quelques éditions, comme Paul Kasmin ou le spécialiste en photographies new-yorkais Hans P. Kraus.

Parmi les toutes nouvelles recrues figurent les galeries Vallois Art moderne et contemporain (Paris), Perrotin, Carpenters Workshop, Mazzoleni (Londres), Barbara Mathes (New York), Hazlitt Holland-Hibbert (Londres), Anthony Meier Fine Arts (San Francisco), Bergamin & Gomide (São Paulo)… Plus d’une vingtaine de ces nouveaux venus sont new-yorkais.

Présence de grosses enseignes
Deuxième surprise, sont présents des mastodontes que l’on ne voit pas ou plus à Maastricht tels David Zwirner, White Cube, Acquavella, Hauser & Wirth, Helly Nahmad – soit des habitués des foires d’art contemporain Frieze et Art Basel (et leurs différentes moutures). Gagosian se réserve pour Frieze New York qui se tient aux mêmes dates (du 5 au 7 mai), tout comme Thaddaeus Ropac ou Almine Rech. Mais de nombreux marchands qui participent d’ordinaire à Frieze font le grand écart en pointant aux deux foires. Il en va ainsi d’Acquavella, Axel Vervoordt, Eykyn Maclean, Hauser & Wirth, Lisson Gallery, Paul Kasmin, White Cube ou Emmanuel Perrotin. Ce dernier explique son choix : « Depuis quatre ans, nous avons introduit dans notre programmation, en parallèle des expositions d’art contemporain, des artistes plus classiques comme Pierre Soulages, Julio Le Parc, Germaine Richier, Jesús Gabriel Soto, Park Seo-Bo, Chung Chang-sup, Erró, Heinz Mack… Il nous paraît important de pouvoir défendre cet aspect de la galerie lors de Tefaf New York. Comme nous défendons un grand nombre d’artistes, nous pouvons participer à plusieurs foires dans la même ville afin de leur offrir plus de possibilités de diffusion. Il nous tient à cœur de participer à la promotion de nos artistes, mais aussi à l’éclosion de nouveaux talents. »

Autre source d’étonnement, une dizaine de galeries en art ancien sont de la partie : trois marchands d’art tribal (Anthony Meyer et Jacques Germain à Paris, Tambaran Gallery à New York) et cinq d’archéologie, dont Charles Ede (Londres) et Merrin Gallery (New York)… À cette petite sélection s’ajoutent deux bijoutiers : le français Alexandre Reza et Simon Teakle Fine Jewelry (New York). « Cette inclusion vient compléter la cohérence d’une certaine esthétique appréciée des collectionneurs d’art moderne et contemporain », soulignent les organisateurs. Plusieurs participants français n’exposent habituellement pas à Maastricht, à l’exemple d’Oscar Graf (il était toutefois à Tefaf Fall New York), de David Ghezelbash ou de la Galerie Lefebvre. En revanche, les parisiens Berès, Brame et Lorenceau et Hopkins, présents en mars à Maastricht, ne traverseront pas l’Atlantique.

Du côté du design, si cette section est quelque peu figée aux Pays-Bas, à New York elle accueille du sang neuf avec les new-yorkais Magen H, DeLorenzo, Vintage 20 et Hostler Burrows ou Modernity (Suède). Ils viennent s’ajouter à la demi-douzaine d’exposants fidèles à la foire hollandaise, tels que François Laffanour, L’Arc en Seine ou Yves Macaux (Londres). Étonnamment, seules deux galeries ont déserté Maastricht en mars et seront à New York : Marlborough (New York, Londres…) et Offer Waterman (Londres).

Légende photo

L'édition de l'automne 2016 de TEFAF New York, dans le Drill Hall du Park Avenue Armory © TEFAF

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Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°473 du 17 février 2017, avec le titre suivant : Tefaf New York Spring, les surprises

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