Mercredi 20 février 2019

Les Brèves : Le 24e Salon des antiquaires de Dijon, Me Antoine Ader, Me Jean-Claude Binoche...

Par Le Journal des Arts · Le Journal des Arts

Le 1 avril 1996 - 862 mots

Le 24ème Salon des antiquitaires et des brocanteurs du Vieil Antibes se tiendra avec 300 exposants, du 6 au 21 avril, sous un chapiteau au pied des remparts de la ville. Parmi les participants, la galerie Gismondi exposera des tableaux et meubles XVIIe et XVIIIe siècle, et Yves Mikaeloff du mobilier XVIIIe siècle ainsi qu’un tapis de William Morris.

Une chape de plomb s’est abattue sur l’Olympia, la foire d’art et d’antiquités de Londres, lorsque Richard Shone a mis en doute l’authenticité d’une des pièces de l’exposition consacrée à Bacon et Moore. Dans une lettre du 2 mars au Times, le directeur associé du Burlington Magazine a contesté la paternité d’un "autoportrait" prétendument exécuté par Bacon en 1930 et "redécouvert" par le directeur artistique de la foire, Angus Stewart, dans une collection privée suisse. Cette petite toile présente les caractéristiques de la manière cubiste de l’artiste, mais d’après R. Shone, qui a mené son enquête avec l’expert David Sylvester, elle aurait été peinte vers 1937 par un artiste travaillant dans l’entourage de Roi de Maistre. Outre le fait, déjà concluant, que ce type de châssis n’a pas été fabriqué avant cette date, l’inscription figurant au revers du tableau, for Francis Bacon, laisse entendre qu’il aurait été donné au modèle par son auteur.

Le 24e Salon des antiquaires de Dijon se tiendra du 11 au 19 mai dans le Parc des Expositions de la ville avec 65 antiquaires et 35 brocanteurs. Le XVIIIe siècle reste la spécialité principale du salon, qui couvre également le mobilier et les objets de la Haute Époque à l’Art déco. L’exposition de prestige sera consacrée cette année aux instruments de musique anciens. Une vingtaine de pièces seront exposées. Rens. : (16) 80 77 39 00

Un des plus célèbres faux Vermeer peint par Han Van Meegeren, Le Christ au temple est à vendre. Accusé par les autorités hollandaises d’avoir collaboré avec les nazis en cédant La Femme adultère "de Vermeer" à Göring, Van Meegeren proposa alors de peindre Le Christ au temple afin de prouver que les Vermeer apparus sur le marché depuis les années trente étaient bien de sa main. Accusé non plus de collaboration mais d’escroquerie, il fut reconnu coupable en novembre 1947, un mois avant sa mort. Le tableau appartient aujourd’hui à un certain Ian Paton, qui vit en Angleterre et envisage de le mettre en vente. Bien que délicate à estimer, cette curiosité pourrait atteindre l’équivalent de 160 000 francs. Une Cène de Van Meegeren a été adjugée 350 000 francs, le 12 décembre 1995, par Me Tajan. Elle a été acquise par la Rotterdam Kunsthal, qui l’expose jusqu’au 2 juin en compagnie du Christ au temple et de cinq autres faux Vermeer par Van Meegeren.

Me Antoine Ader organise pour la première fois, le 3 avril, une vente d’horlogerie de collection et de joaillerie. Environ 200 pièces, de 1900 à nos jours, seront présentées, dont un chronographe Patek Philippe, 1940, estimé entre 200 000 et 250 000 francs, et une Rolex Daytona en or, estimée entre 25 000 et 30 000 francs. Parmi les bijoux, notons une parure en or des années 1950, dite pelouse, estimée entre 80 000 et 100 000 francs.

Me Jean-Claude Binoche a réalisé un produit total de 3,4 millions de francs en dispersant la collection d’art moderne et contemporain de la décoratrice Primerose Bordier, le 8 mars. 46 des 48 lots ont trouvé preneur, seules deux encres de Chine de Nicolas de Stäel ayant été finalement conservées par la famille. L’enchère la plus élevée a été enregistrée par Jeune fille au chapeau vert, une huile de Marie Laurencin, adjugée 405 000 francs, son estimation basse. Mon ami Pierrot, un bronze ludique de Max Ernst, a été adjugé 303 000 francs, le double de son estimation, et Composition abstraite, rouge et bleue, 1966, de Serge Poliakoff, 296 000 francs. Le tableau orientaliste d’Étienne Dinet, Trois garçons de Bou-Sâda, parti à 296 000 francs, a doublé son estimation basse.

E = MC2 = pas d’acheteur pour le manuscrit d’Albert Einstein, mis en vente le 16 mars chez Sotheby’s à New York. La maison de vente avait estimé entre 4 et 6 millions de dollars les 72 pages de l’introduction à la théorie de la relativité, rédigées par le savant en 1912 pour un manuel sur la radioactivité qui ne fut jamais publié. Le 2 décembre 1987, Sotheby’s New York avait vendu ce même manuscrit 1,55 million de dollars. Les clients potentiels, parmi lesquels l’université de Princeton, l’université hébraïque de Jérusalem et le propriétaire de Microsoft, Bill Gates – qui a acheté le Codex de Léonard de Vinci 30 millions de dollars, en novembre 1994 – n’ont pas enchéri au-delà de 3,3 millions de dollars, soit 16,5 millions de francs.

L’Hôtel des Ventes du Crédit municipal de Paris modifie son calendrier des ventes à compter du 1er avril. Les ventes de bijoux auront lieu les jeudi et vendredi à 10h30, à l’exception du premier vendredi de chaque mois, consacré à l’argenterie. Les objets divers seront regroupés  par thème un lundi par mois, à 13h30. Quant aux ventes cataloguées, elles continueront à se dérouler le jeudi à 13h30. Le calendrier mensuel est consultable sur le 3615 MUNIPARIS.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°24 du 1 avril 1996, avec le titre suivant : Les Brèves : Le 24e Salon des antiquaires de Dijon, Me Antoine Ader, Me Jean-Claude Binoche...

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