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LES « OFF »

La ronde des foires autour de l’Armory

Par Alexia Lanta Maestrati · Le Journal des Arts

Le 12 mars 2020 - 400 mots

Outre Independent, six foires d’art contemporain de qualité variable se tiennent simultanément à la manifestation sur l’Hudson. Petit tour d’horizon.

New York. En périphérie de l’Armory Show, les collectionneurs aux moyens plus modestes pouvaient faire leurs emplettes dans six autres foires d’art contemporain dans Manhattan. Et il y en avait pour tous les goûts, dans une fourchette de prix située entre 500 et 10 000 euros.

La plus branchée de toutes, et la plus déjantée, est Spring/Break, la foire dite « des commissaires d’exposition ». Cette 9e édition regroupait une centaine de stands sur les deux étages d’un luxueux immeuble sis sur Madison Avenue. On pouvait y faire une micro sieste de 15 minutes dans le lit créé par Nathan Sinai Rayman, ou en revenir avec une pièce de monnaie de Valery Jung Estabrook à l’effigie de personnalités politiques corrompues. Aux antipodes de Spring/Break, Clio, Volta et Scope sont plus sages, et proposent essentiellement de la peinture. Clio se démarquait en regroupant une cinquantaine d’artistes venus sans galeristes. Dans le voisinage immédiat des Piers 90 et 94, Volta, et un peu plus loin Scope, qui se tiennent également à Bâle en même temps qu’Art Basel, sont des foires plus classiques, accueillant respectivement 53 et 60 galeries. Ce qui était donné à voir cette année n’était pas toujours de très bon goût, mais on y découvrait tout de même quelques belles propositions comme, à Volta, les toiles chatoyantes dépeignant des intérieurs d’appartements de Bradley Wood (John Wolf, Los Angeles).

Enfin, Art on Paper est la plus excentrée, et ne mérite pas les 50 minutes de transport en commun depuis l’Armory Show, ni les 22 euros de droit d’entrée. Le long des allées, quelques œuvres d’illustres artistes telles qu’un portrait sérigraphié de Dora Maar par Picasso (Spanierman Modern, Miami Beach) côtoyaient de nombreux travaux d’artistes moins connus, comme cette très discutable sérigraphie d’un cochon arborant un nœud rose d’Igor Galanin.

La grande question qui se pose aux organisateurs après l’annonce du déplacement des dates de l’Armory en septembre est : « que faut-il faire ? ». Spring/Break, Volta et Clio ont toutes les trois confié au Journal des Artsêtre en discussion pour se caler sur les nouvelles dates de l’Armory Show. « À Los Angeles, nous nous tenons pendant la Frieze et à New York pendant l’Armory. C’est important car ces événements créent de l’interaction et nous amènent plus de visiteurs », soulignait Andrew Gori, fondateur de Spring/Break.

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Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°541 du 13 mars 2020, avec le titre suivant : La ronde des foires autour de l’Armory

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